Samedi 21 novembre, Emazte* Topaketak à Baiona

Le 21 novembre, EHBai organisera les Emazte Topaketak à l’espace de coworking Mota, à Bayonne !

Dans le cadre du processus du IIe Congrès d’EHBai, nous échangerons autour du plan féministe, afin de faire de notre organisation un mouvement toujours plus féministe et de continuer à avancer vers un Pays Basque féministe.

Nous aurons l’occasion de partager la première ébauche du plan féministe et d’en débattre ensemble. Nous aborderons notamment la transformation de notre organisation interne et de nos pratiques militantes, le renforcement de la participation et du leadership des femmes, la prévention des violences sexistes et la promotion de politiques publiques féministes.

Au cours de cette matinée, nous invitons les femmes (cisgenres et transgenres) ainsi que les personnes non binaires du Pays Basque Nord qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche, abertzale, féministes et écologistes à participer à cette réflexion collective.

Cette rencontre ne sera pas une simple présentation du plan féministe : elle se veut un espace pour partager nos expériences, nos préoccupations et nos propositions, et pour construire ensemble. Les réflexions menées au cours de cette matinée contribueront à enrichir le plan qui sera soumis au vote lors du IIe Congrès d’EHBai.

Que tu fasses partie d’EHBai ou non, ta contribution compte, tout comme celle des féministes de ton entourage ! Ce sera aussi l’occasion de faire connaissance, de créer des liens et de franchir ensemble de nouvelles étapes sur le chemin d’un Pays Basque féministe. Alors, n’hésite pas et viens partager ce moment avec nous !

Inscription : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScllYw-ANqIkIgku-Aejl1E8B40xjBA_Pc5VOnz8q6JbXAzYA/viewform

📅 Samedi 21 novembre
🕙 De 10h00 à 13h00
📍 Mota Coworking, Bayonne
(3 Rue du 49ÈME Régiment d’Infanterie, 64100 Baiona)

Transformons notre organisation de l’intérieur et faisons avancer le féminisme : construisons ensemble le chemin !

GERO ETA GEHIAGO, construisons demain !

N’hésite pas à participer !

Aux côtés des lycéen·nes, pour les services publics

Dans le cadre des journées de grève et de mobilisation convoquées cette semaine, EHBai souhaite exprimer son soutien aux étudiant·es et aux travailleur·ses qui sont descendu·es dans la rue. Face à la dégradation inquiétante des services publics et à l’autoritarisme, il est indispensable de défendre l’avenir de notre jeunesse et de notre société.

 

Les tensions vécues ces dernières semaines dans les lycées et les rues sont le résultat d’une crise structurelle provoquée par les politiques néolibérales et les réformes du gouvernement français. Ces dernières années, elles ont affaibli et dégradé les services publics, au lieu de mettre en place les ressources nécessaires au bien-être des citoyen·nes. Alors que ces politiques aggravent les conditions d’étude des jeunes, les conditions de vie des travailleur·ses et la qualité de l’éducation, Paris consacre une part croissante des recettes de nos impôts aux guerres et à l’armement.

 

EHBai dénonce fermement la violence policière exercée par le gouvernement français contre les jeunes et les travailleur·ses qui se mobilisent face à cette situation. Il est inadmissible que des étudiant·es soient violenté·es pour défendre leurs droits et leur avenir. En ce sens, nous trouvons extrêmement grave l’agression qu’une élève bascophone a dû subir de la part de la police à Baiona pour le simple fait de parler basque. Cette attaque montre une fois de plus que l’autoritarisme et le mépris de la langue basque vont de pair.

 

Le système éducatif centraliste de l’État français est directement lié aux problèmes que connaissent actuellement les lycées et les élèves du Pays Basque Nord. Les décisions sont prises à des centaines de kilomètres d’ici, loin de la réalité locale et sans tenir compte des besoins spécifiques des citoyen·nes de ce territoire. C’est aussi dans ce cadre que s’inscrit la violation du droit des élèves à passer leurs examens de baccalauréat en basque.

 

EHBai demande une réponse positive aux revendications des étudiant·es et des travailleur·ses de l’éducation, en allouant les ressources nécessaires au débat budgétaire actuellement ouvert dans l’État français afin de garantir des services publics de qualité.

 

Pour autant, le Pays Basque Nord a besoin de plus de pouvoir pour gérer ses ressources et prendre ses décisions, et dans le contexte actuel, nous réaffirmons que la Proposition d’Autonomie présentée par EHBai en 2024 est plus que jamais d’actualité. En remettant les compétences entre les mains du territoire, y compris celle de l’éducation, le Pays Basque Nord aurait la possibilité de mettre en place des politiques publiques de proximité. Et pour cela, la fiscalité est l’une des principales clés, car placer le pouvoir fiscal à un échelon de proximité permettrait de mieux répondre aux besoins des citoyen·nes et d’être plus efficace dans l’utilisation des deniers publics.

 

EHBai souhaite exprimer toute sa solidarité aux élèves victimes de violences policières. Avec elles et avec eux, nous continuerons à défendre des services publics de qualité et la capacité du Pays Basque Nord à décider de son avenir.

Pour les services publics GERO ETA GEHIAGO, construisons demain!

Rentrée politique 2026/2027 : gero eta gehiago, construisons demain !

 

En ce début de nouvelle année politique, nous souhaitons porter notre attention sur la situation du Pays Basque, les défis auxquels nous sommes confronté·es et les responsabilités qui seront les nôtres dans les mois à venir.

Pour EHBai, le contexte de cette nouvelle année politique est marqué par plusieurs éléments majeurs :

  • Le renforcement des abertzale de gauche et leur rôle central dans la vie sociale, politique et institutionnelle du territoire.
  • La position de l’État français, qui fait obstacle aux avancées sur des questions fondamentales pour le Pays Basque.
  • La progression de l’extrême droite, de l’agenda réactionnaire et des idées conservatrices.
  • Les élections présidentielle et législatives françaises, qui conditionneront le panorama politique.
  • L’urgence climatique, ses conséquences de plus en plus graves et la nécessité d’agir collectivement.

C’est par ce dernier point que nous souhaitons commencer cette conférence de presse.

En effet, l’été que nous venons de vivre a été le plus chaud jamais enregistré à l’échelle de la planète. Au Pays Basque également, les épisodes de chaleur extrême, les incendies, les violentes tempêtes et les sécheresses se multiplient. La situation est extrêmement préoccupante et appelle des réponses à la hauteur de l’urgence. Nous considérons donc qu’il est indispensable que la transition écologique devienne une priorité dans l’agenda de l’ensemble des acteurs, actrices et des institutions.

Pourtant, il semble que l’État français et le nouveau préfet des Pyrénées-Atlantiques, son représentant sur ce territoire, ne partagent pas ce sentiment d’urgence. Depuis sa prise de fonction, il s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur et adresse à ce territoire trois messages clairs : premièrement, sa volonté de poursuivre les contrôles aux frontières et la répression à l’encontre des personnes qui cherchent une vie meilleure ; deuxièmement, sur la question de la mémoire, plutôt que d’adopter une attitude constructive vis-à-vis du processus de paix, la polémique qu’il a cherché à susciter autour de la fresque d’Itsasu ; enfin, son intention de s’opposer aux motions adoptées par des communes reconnaissant officiellement l’euskara comme langue de ce territoire.

C’est pourquoi EHBai a adressé, le 3 septembre dernier, une lettre à Simon Fetet, préfet des Pyrénées-Atlantiques. À ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse.

Le préfet précédent avait fait preuve d’une attitude agressive à l’égard du Pays Basque et des décisions qui y sont prises. Plus encore, il a manifesté à plusieurs reprises son opposition aux abertzale de gauche, multipliant les manœuvres pour entraver les avancées démocratiques que nous portons. Nous ne savons pas si le nouveau préfet poursuivra sur cette ligne agressive, mais ses premiers pas semblent aller dans ce sens. Si tel devait être le cas, nous pourrions être face à une nouvelle offensive contre le Pays Basque et les abertzale de gauche.

EHBai ne tombera pas dans ce type de provocations et poursuivra le travail engagé ces dernières années, en continuant à œuvrer pour que le Pays Basque Nord gagne en souveraineté, en approfondissant le travail collectif avec les acteurs et les habitant·es de ce territoire et en renforçant le projet des abertzale de gauche. Pour autant, nous n’accepterons aucun recul de la part de l’État français.

À l’heure où l’extrême droite et les idées réactionnaires progressent, il est plus que jamais indispensable de défendre le Pays Basque, son identité, le vivre-ensemble ainsi que les valeurs progressistes et démocratiques.

Dans ce contexte, nous souhaitons alerter sur le risque que l’extrême droite remporte les prochaines élections en France comme en Espagne. Pour empêcher que ce risque ne se concrétise et protéger notre territoire, il est indispensable de construire une mobilisation populaire, large et démocratique à l’échelle du Pays Basque. Ce sera l’une des priorités d’EHBai.

Comme nous l’avons dit, les élections présidentielle et législatives françaises qui auront lieu au printemps 2027 auront des conséquences importantes sur notre territoire. Nous considérons qu’il faut agir avec responsabilité pour empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir et mettre de côté les intérêts partisans. Nous appelons en particulier les forces de gauche et progressistes à privilégier la coopération. Mais nous demandons également aux autres forces d’agir avec le sens des responsabilités qui leur incombe. EHBai fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l’extrême droite et ses idées de s’imposer et de se développer au Pays Basque Nord.

IIᵉ Congrès d’EHBai : gero eta gehiago, rassembler et organiser nos forces

C’est dans ce contexte mouvementé que s’inscrit le IIᵉ Congrès d’EHBai. Pour faire face à la nouvelle offensive qui se prépare et au fascisme, ainsi que pour défendre le Pays Basque, nous devons renforcer davantage encore le projet des abertzale de gauche. C’est pourquoi le Congrès constitue un temps collectif pour rassembler et organiser les personnes qui se reconnaissent dans les valeurs abertzale, de gauche, féministes et écologistes.

  • Le processus débutera samedi prochain, le 19 septembre, à Hazparne, avec les Eskolak que nous organisons en interne.
  • Du 5 octobre au 15 novembre, des réunions ouvertes seront organisées dans tout le Pays Basque Nord afin de débattre de la ponentzia que la Zuzendaritza proposera pour les quatre prochaines années.
  • Des rencontres destinées aux femmes et aux jeunes auront lieu en novembre et en décembre.
  • Tout au long du mois de janvier, aura lieu le processus d’élection de la Zuzendaritza et des différentes instances d’EHBai.
  • Le samedi 30 janvier, l’événement principal du Congrès aura lieu à la Maison des Associations de Baiona, clôturant ainsi le processus.

Comme nous l’avions souligné en juillet, le processus du Congrès est ouvert et, au-delà des membres d’EHBai, les personnes qui partagent nos valeurs et nos idées peuvent participer aux débats. Pour pouvoir voter, il faut être membre d’EHBai ; c’est pourquoi nous proposons une adhésion spécifique au processus du Congrès. Nous invitons donc tout le monde à participer aux débats et à rejoindre notre mouvement.

Le Congrès sera un processus de réflexion visant à analyser le contexte politique et à poursuivre la dynamique de progression des abertzale de gauche et de leurs idées au cours des dernières années. Avec pour objectif d’accélérer le processus de souveraineté, plusieurs sujets seront notamment abordés :

  • Les avancées dans la structuration du projet de territoire du Pays Basque Nord.
  • Les étapes vers un nouveau statut politique.
  • La construction d’un agenda partagé.
  • La construction nationale et l’articulation entre les sept territoires.
  • Le développement de la proposition politique d’EHBai.
  • La dynamique de mobilisation et le travail institutionnel.
  • Le front face à l’extrême droite.
  • Le nouveau cycle électoral.
  • Le développement et l’organisation d’EHBai.

Dans cette période de transformations politiques, sociales et culturelles profondes, nous appelons l’ensemble des abertzale de gauche à s’organiser, à rassembler leurs forces et à participer au Congrès.

Gero eta gehiago, construisons demain !

Fêtes de Bayonne : un espace de fête et de revendications

Alors que les fêtes battent leur plein dans la plupart des communes du Pays Basque Nord, nous ne pouvons pas faire abstraction du contexte dans lequel elles se déroulent. Face à la progression de l’extrême droite et des idées réactionnaires, nous rappelons que ces dernières n’ont pas leur place dans notre société, et encore moins dans l’espace public et les fêtes de nos communes. Toutefois, malgré les agressions inacceptables qui ont été recensées, plusieurs acteurs ont souligné que cette édition s’était déroulée dans une ambiance plus apaisée, ce dont nous pouvons nous réjouir. C’est dans cet esprit qu’EHBai souhaite dresser un bilan de cette édition 2026.

Un contexte qu’on ne peut ignorer
Les Fêtes de Bayonne se sont déroulées du 15 au 19 juillet dans ce contexte. Parce qu’elles comptent parmi les plus grandes fêtes du Pays Basque, elles ne peuvent être considérées comme un simple événement festif : ce qui s’y passe mérite une véritable réflexion collective.

Tout d’abord, nous estimons qu’il est nécessaire de remettre en question le modèle actuel des Fêtes de Bayonne. Les mesures mises en place au nom de la sécurité ne répondent pas de manière satisfaisante aux problèmes de fond. Cette année encore, des agressions sexistes et sexuelles ont été recensées, ainsi que plusieurs agressions à caractère raciste et homophobe. EHBai souhaite exprimer son inquiétude face au sentiment d’impunité dont bénéficient les agresseurs et apporter tout son soutien aux personnes et aux associations ayant subi ce type de violences. Cette situation démontre la nécessité d’aller plus loin en matière de prévention, d’éducation et de responsabilité collective, plutôt que de se limiter au renforcement des dispositifs de contrôle.

Dans ce contexte, nous souhaitons insister sur la nécessité d’approfondir la réflexion collective. Ces dernières années, plusieurs avancées ont été réalisées dans le sillage des propositions portées par le collectif 2032 et différentes associations, mais elles demeurent insuffisantes. Il est indispensable d’engager une réflexion collective sur le modèle des fêtes afin de promouvoir des fêtes populaires, culturelles, apaisées et fondées sur le respect, destinées en priorité aux Bayonnaises et Bayonnais ainsi qu’à l’ensemble des habitantes et habitants du Pays Basque. La qualité de vie, la participation citoyenne et les besoins sociaux doivent primer sur les intérêts économiques et touristiques.

Par ailleurs, nous jugeons inacceptable l’attitude de la Ville de Bayonne, qui a fait retirer plusieurs banderoles en faveur des valeurs du Pays Basque, portant ainsi atteinte à la liberté d’expression. Nous avons également entendu certains acteurs appeler à « ne pas politiser » les Fêtes de Bayonne. Nous souhaitons rappeler que nous sommes, au Pays Basque, une nation dont l’existence est encore niée, et que les fêtes constituent également des moments privilégiés pour exprimer l’identité, la culture, la langue ainsi que les différentes revendications du peuple basque.

La fête, oui ; la lutte aussi !
Nous souhaitons également souligner l’écho qu’ont rencontré cette année encore les revendications en faveur du Pays Basque, ainsi que les nombreux gestes de solidarité, notamment envers la Palestine. Dès la journée d’ouverture, les initiatives en faveur du Pays Basque, de l’euskara et de la culture basque, ainsi que les nombreux espaces et animations proposés tout au long des fêtes, ont démontré la détermination de notre peuple à préserver son identité grâce à l’engagement citoyen. Les Fêtes de Bayonne sont les fêtes du Pays Basque, et la culture populaire doit en être l’un des piliers.

Les fêtes sont un moment privilégié pour faire vivre notre peuple, notre identité, notre langue, notre culture et nos valeurs. Elles doivent aussi être des espaces sûrs, exempts de toute forme de violence. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des acteurs à mettre en œuvre, dans toutes les fêtes du Pays Basque, les mesures de prévention nécessaires pour lutter contre les violences sexistes, racistes et homophobes. Nous appelons également à faire en sorte que les idées et les comportements réactionnaires n’aient pas leur place dans nos communes.

Enfin, EHBai appelle chacune et chacun, tout au long de l’été et dans toutes les fêtes, à faire vivre et à revendiquer le Pays Basque et la culture basque, à vivre et à faire la fête en euskara.

14 Juillet : Souveraineté pour le Pays Basque et reconnaissance officielle de l’euskara !

En ce 14 juillet, l’État français célèbre la Révolution française et la naissance de la République. Pour le Pays Basque, pour l’euskara, ainsi que pour les autres peuples, cultures et langues dominés par l’État français, la Révolution française a eu des conséquences profondes et durables, dont les effets néfastes se font encore sentir aujourd’hui.

Un État au service de l’effacement des nations et des langues

À ce moment charnière de l’histoire, un choix devait être fait entre un modèle d’État prenant en compte la diversité des nations et des langues, ou un modèle fondé sur l’uniformisation. Plusieurs voies étaient mises sur la table. Pourtant, au nom de l’unité et de l’égalité, c’est une vision visant à effacer les différences qui s’est imposée.

Notre peuple a subi, du jour au lendemain, une perte considérable de souveraineté : les institutions propres au Pays Basque, les règles locales ainsi que les systèmes fiscaux qui y étaient installés ont été supprimés. Le département réunissant le Pays Basque et le Béarn a alors été créé.

Il ne faut pas oublier qu’à cette époque, même en France, les personnes maîtrisant le français étaient minoritaires. Au Pays Basque, la langue du quotidien était l’euskara. Pourtant, au nom de l’égalité, le choix a été fait de privilégier le français, en lui attribuant un rôle central dans l’homogénéisation du territoire et dans la construction de la nation française. Dès lors, comme les autres langues, l’euskara a été condamné à une lente disparition.

EHBai réaffirme que, depuis la Révolution française, l’État français porte une responsabilité historique dans le recul qu’ont subi le Pays Basque et l’euskara, à travers des stratégies et des instruments coercitifs.

Reconnaître la diversité des nations

Malgré cette évolution douloureuse, le Pays Basque et l’euskara sont toujours vivants. Les époques et la société ont changé, mais notre volonté de préserver notre identité et d’être souverain·es demeure intacte.

Dans le contexte de la crise politique, institutionnelle et sociale que traverse aujourd’hui l’État français, nous nous trouvons à un moment décisif. Le statut des nations sans État et des langues non reconnues reste au cœur de l’actualité et de nouvelles perspectives s’ouvrent. C’est pourquoi, en ce 14 juillet, EHBai souhaite se tourner vers l’avenir et affirme ce qui suit :

  • Un changement de paradigme au sein de l’État français est nécessaire. Celui-ci doit abandonner sa conception jacobine, aujourd’hui dépassée, et promouvoir une nouvelle organisation fondée sur la reconnaissance de la diversité des nations et des langues, en rompant avec les rapports de domination.
  • Le Pays Basque Nord a besoin d’un plus haut niveau de souveraineté, à travers un statut d’Autonomie, qui est pleinement d’actualité en Europe. À l’image de la Corse, il est nécessaire d’ouvrir un processus d’évolution du statut politique, fondé sur le droit du peuple basque à décider de son avenir.
  • Ce nouveau statut nous permettra de disposer de davantage de pouvoirs et de mettre en place des services publics répondant aux besoins sociaux de la population ; de faire face au changement climatique avec nos propres moyens ; de construire un nouveau modèle social et économique ; d’apporter des réponses du territoire à la crise du logement ; de développer une politique linguistique propre…
  • Nous revendiquons la reconnaissance officielle de l‘euskara. Compte tenu de sa responsabilité dans le recul de l’euskara et dans son avenir, l’État français doit reconnaître à l’euskara un statut officiel et modifier l’article 2 de la Constitution.
  • EHBai appelle l’État français ainsi que les forces politiques à rompre avec le centralisme et à s’engager en faveur d’un modèle d’État reconnaissant le Pays Basque ainsi que les autres nations et langues qui le composent.

Accélérer la dynamique en faveur du Pays Basque

C’est pourquoi, en ce 14 juillet, EHBai a installé un panneau « Euskal Herria · País Basco · Pays Basque » sur l’axe reliant les Landes au Pays Basque. À travers cette initiative, nous avons voulu affirmer l’existence du Pays Basque et de sa territorialité, ainsi que revendiquer la reconnaissance officielle de l’euskara et de l’occitan.

Ces revendications bénéficient d’un soutien de plus en plus large au sein de la société basque. Nous appelons les institutions à installer des panneaux mentionnant « Euskal Herria » à chacune des entrées du Pays Basque. De la même manière, EHBai invite l’ensemble des habitantes et des habitants à renforcer leur engagement en faveur du Pays Basque par des actions concrètes.

30 Janvier 2027 : IIᵉ Congrès d’EHBai

Gero eta gehiago – Construisons demain

A travers cette conférence de presse, EHBai présente aujourd’hui publiquement son IIᵉ Congrès. Le processus de débat débutera en octobre 2026 et s’achèvera le 30 janvier 2027 à la Maison des Associations de Baiona.

Depuis le premier Congrès qui s’est tenu en novembre 2022, le paysage politique a connu des évolutions importantes. La situation internationale est devenue nettement plus instable, notamment en raison du déclin des États-Unis et de l’intensification de la concurrence entre les grandes puissances. Dans un contexte marqué par l’impérialisme, les guerres, les génocides et la progression de l’extrême droite, un agenda réactionnaire s’est imposé, remettant en cause jusqu’aux fondements du droit international.

Le démantèlement des services publics et des systèmes de protection sociale, la hausse des prix et de la précarité, ainsi que la remise en question des droits humains et de la démocratie elle-même, se sont accentués. Le pillage et la surconsommation des ressources aggravent la crise climatique. Pourtant, les tentatives d’affaiblissement ou de démantèlement des politiques de transition écologique se multiplient.

L’État français traverse une profonde crise politique, sociale et institutionnelle. L’épuisement du modèle centralisateur de la Vᵉ République apparaît de plus en plus clairement et, comme l’a illustré récemment le débat sur l’autonomie de la Corse, les réflexions en faveur de la décentralisation et d’une plus grande autonomie des peuples gagnent en importance. À l’inverse, les politiques néolibérales et la montée de l’autoritarisme ont détérioré les conditions de vie de la population et accentué le malaise social, nourrissant la défiance envers les institutions et le renforcement de l’extrême droite.

Bien que le Pays Basque subisse lui aussi l’impact de ces tendances mondiales, il continue de démontrer sa capacité à se mobiliser et à apporter des réponses collectives aux défis de notre époque. Les avancées réalisées par les abertzale de gauche au cours des quatre dernières années et l’élargissement du débat autour du statut politique ont créé une nouvelle dynamique. Au Pays Basque Nord, le processus d’institutionnalisation se poursuit, mais des compétences et des pouvoirs supplémentaires sont indispensables pour répondre aux enjeux actuels. Le retour du débat sur le statut politique du Pays Basque Nord doit constituer une opportunité pour franchir une nouvelle étape.

Un changement du rapport de forces est en cours sur notre territoire. L’influence des abertzale de gauche et la diffusion de ses idées se sont accélérées. Cette évolution a également révélé l’hostilité de certaines structures de l’État français à l’égard du Pays Basque et la persistance d’attitudes opposées à l’abertzalisme.

Toujours plus nombreux et nombreuses à se mobiliser en faveur du projet de territoire

Nous prévoyons que les années à venir seront marquées par un contexte mondial, social et politique particulièrement complexe. Plus encore, nous devons garder à l’esprit le risque réel de voir l’extrême droite accéder au pouvoir, tant dans l’État français que dans l’État espagnol, dès les prochaines échéances.

Au-delà de toutes les offensives et à tous les obstacles, nous appelons à rassembler et à mobiliser toujours plus de forces autour d’un projet démocratique pour notre peuple, en renforçant l’identité et la voix propre du Pays Basque.

C’est dans cette perspective que s’inscrit le IIᵉ Congrès d’EHBai. Au cours des quatre dernières années, les avancées du mouvement abertzale de gauche ont été particulièrement significatives. Deux étapes historiques méritent d’être soulignées : à la suite des élections législatives françaises de 2024, avec la victoire de Peio Dufau, EHBai a obtenu pour la première fois un député abertzale à Paris ; d’autre part, à la suite des élections municipales de 2026, Alain Iriart, membre d’EHBai, a été élu président de la Communauté d’Agglomération Pays Basque.

Ces deux avancées historiques sont le fruit du travail mené par le mouvement abertzale de gauche et par de nombreux secteurs de la société. Derrière ces victoires électorales se trouve avant tout la proposition d’un projet proche des habitant·es et adapté aux besoins de notre territoire. Ils sont également le résultat d’un travail partagé avec les citoyen·nes et les différents acteurs de la société.

Cela continuera d’être la boussole d’EHBai : construire le Pays Basque Nord, mobiliser et formuler des propositions avec le plus de secteurs possibles de la société afin que notre territoire dispose de davantage de souveraineté et que nous progressions vers une société fondée sur la justice sociale.

IIᵉ Congrès : élargir et renouveler la communauté

C’est pourquoi nous avons choisi comme slogan de ce IIᵉ Congrès :

« Gero eta gehiago – Construisons demain »

Ce slogan porte une idée simple : l’avenir se construira à partir des réponses que nous saurons apporter dès aujourd’hui aux défis de notre temps. Pour cela, notre territoire a besoin d’un projet solide. Et puisque ce projet se construira grâce à l’immense potentiel enraciné dans la société du Pays Basque Nord, nous devons être toujours plus nombreuses et nombreux à nous organiser pour le porter.

Comme il l’a toujours fait tout au long de son histoire, le mouvement abertzale est engagé dans un processus permanent de renouvellement. Le Congrès d’EHBai constituera une occasion privilégiée de mobiliser cette communauté riche et diverse, de l’élargir et de renouveler notre projet politique. Les portes d’EHBai sont ouvertes à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans un projet abertzale, de gauche, écologiste et féministe.

Ainsi, le processus du Congrès sera ouvert non seulement aux membres d’EHBai, mais aussi aux citoyen·nes qui ne sont pas adhérent·es aujourd’hui ainsi qu’aux différents secteurs de la société. Afin de permettre la participation aux débats, des réunions ouvertes seront organisées à l’automne dans l’ensemble des territoires du Pays Basque Nord. Il sera également possible d’adhérer à l’occasion du Congrès pour toutes les personnes souhaitant participer à la journée du 30 janvier 2027 à Baiona.

Pour ce Congrès, nous accorderons une attention particulière à la participation et à la contribution des femmes et des jeunes. Deux rencontres spécifiques seront organisées d’ici la fin de l’année : l’une dans le cadre de notre plan féministe afin de renforcer la participation des femmes à la vie sociale et politique ; l’autre destinée à offrir à la jeunesse un espace propre de participation au sein d’EHBai et du mouvement abertzale.

Le temps des vieilles pratiques politiques est révolu. Le moment est venu de débattre, de décider et de s’organiser collectivement autour de la politique et de l’avenir de notre peuple. Le IIᵉ Congrès d’EHBai sera cet espace.

Si vous souhaitez participer à EHBai localement ou dans un groupe thématique, n'hésitez pas à nous contacter directement en remplisant le formulaire ci-dessous.

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