Pour construire le monde d’après, c’est maintenant qu’il faut agir !

EH Bai apporte son soutien aux appels lancés par divers syndicats et mouvement populaires à l’occasion du 1er mai et appelle à participer aux manifestations organisées à Bayonne et Mauléon. En ce jour de fête de tou-t-es les travailleurs/euses, à côté de la dénonciation de l’exploitation du travail, base du capitalisme, la nécessité de faire d’autres choix pour construire le monde de demain sera revendiquée. Égalité homme-femmes, solidarité avec la jeunesse précarisée, accueil des migrant-e-s, urgence climatique, défense des services publics et de la protection sociale seront mis en avant. De même, nous exprimerons notre solidarité avec la lutte en cours du secteur de la culture.

48 candidat.e.s au nom d’EHBai aux prochaines élections Départementales

EHBAI présent sur les 12 cantons d’Iparralde aux élections départementales des 20 et 27 juin 2021

Initialement prévues en mars les élections départementales ont été reportées au mois de juin. Elles ont lieu dans le contexte particulier de la crise sanitaire que l’on traverse depuis maintenant plus d’un an.

Alors que nous espérons tous et toutes sortir rapidement de cette urgence sanitaire il nous faut faire face avec détermination à l’urgence sociale, climatique et écologique.

En effet, la pandémie mondiale a joué un rôle de catalyseur et a accentué les inégalités sociales. Elle a fait passer au second plan la nécessité d’une transition écologique que la reprise d’une vie normale pourrait encore différer. Des confrontations et batailles politiques majeures sont donc devant nous. Il faudra les mener, autant par les mobilisations populaires qu’au sein des institutions.
Les milliards d’euros mobilisés pour la gestion de la crise et pour une forme d’accompagnement du tissu économique vont mettre au cœur du débat le partage des richesses créées, la solidarité et la justice sociale. On peut s’attendre de la part du Gouvernement à une tentative de mise en place de politiques d’austérité dont les premières sacrifiées seraient encore les populations socialement les plus fragiles. Le Département, avec sa compétence majeure en matière de politiques sociales et de solidarités, a tout son rôle à jouer dans l’accompagnement des personnes qui en ont le plus besoin. De même face à la frilosité de l’État concernant les propositions de la Convention citoyenne pour la transition écologique, les Collectivité territoriales comme le Département devront être offensives et audacieuses. C’est pleinement conscient-e-s de ces grands enjeux que nous nous présentons à ces élections.

Par ailleurs, en tant qu’abertzale, nous avons longtemps milité pour la reconnaissance institutionnelle du Pays Basque Nord. La Communauté Pays Basque existe depuis 2017 et nous appelons de nos vœux son évolution vers une Collectivité à statut particulier.

 

Le devenir institutionnel du Département nous préoccupe peu, mais le service public départemental nous concerne pleinement !
Le Département constitue clairement pour nous un échelon institutionnel qui devra à terme, s’effacer au profit de la Communauté Pays basque à statut particulier. Mais dans l’attente de préciser et de construire cette nouvelle étape institutionnelle, il reste fondamental pour nous de nous intéresser aux politiques développées par le Département, parce qu’elles conditionnent la vie quotidienne des habitant-e-s. La recherche d’une institutionnalisation croissante du Pays Basque vise bien entendu à consolider l’existence du Pays Basque mais n’a réellement de sens que parce qu’elle permet de décider au plus près du terrain, au plus près des attentes et des aspirations de ses habitant-e-s, à une échelle territoriale qui facilite la co-construction de l’action publique.

C’est aussi dans cet esprit que nous nous engageons dans ces élections départementales. Le devenir institutionnel du Département nous préoccupe peu, mais le service public départemental nous concerne pleinement ! Nous avons notre mot à dire et des propositions à défendre sur l’ensemble des politiques aujourd’hui portées par le Département. L’accompagnement des personnes les plus en difficultés, la prise en compte de la transition écologique, la pratique de la langue basque, les services à l’attention des plus âgé.es, la sécurité des infrastructures routières, les conditions de vie des collégien.nes… autant de questions parmi bien d’autres , sur lesquelles le service public départemental se doit d’être consolidé, au service des habitant.es.

Une manière différente de faire de la politique
D’une élection à l’autre, le désaveu d’une partie importante de la population pour la chose publique s’accentue toujours un peu plus. EHBAI estime que l’exemplarité doit être de mise. La transparence la plus stricte doit être appliquée par les élu.es dans la gestion de leurs dossiers en associant pleinement la population.

Nous estimons que le mandat départemental mérite des élu.es qui s’y investissent. L’appétit politique démesuré de certains élu.es n’est pas acceptable. Le cumul des mandats détériore la démocratie et alimente les dérives technocratiques. En 2017, Alain Iriart qui était alors conseiller départemental avait démissionné afin de ne pas cumuler avec le poste de Vice-Président de la nouvelle Communauté Pays Basque. Fidèles à ce principe, les 48 candidat.es que nous présentons aujourd’hui ne sont pas membres de l’exécutif de la CAPB et ne sont pas maires de commune de plus de 5000 habitant.es.

Nous avons la légitimité de nos expériences militantes sur de nombreux terrains qui nous ont appris que toute avancée sociale, tout changement politique est le fruit d’un engagement, de la mobilisation de la société et ne vient pas uniquement « d’en haut ». Tout en se présentant aux élections nous revendiquons également un engagement dans de nombreuses alternatives.

En présentant des candidatures EHBai dans les 12 cantons, nous défendrons notre projet politique. Nous
porterons la voie d’une alternative de gauche, écologiste, abertzale et féministe sur l’ensemble d’Iparralde.
En glissant un bulletin EHBAI dans l’urne les 20 et 27 juin prochains, nous ferons entendre la voix des habitant.es d’Iparralde, nous nous ferons l’écho des mobilisations en faveur de plus de justice sociale, nous défendrons les alternatives locales pour contribuer à construire un monde plus soutenable et participatif.

« Qu’est-ce que l’on attend pour réagir, qu’il y ait un mort ? »

Ces mots, nous les écrivions il y a près d’un an au sujet de la situation des migrant.es. Malheureusement, nous y sommes… Un jeune Erythréen a été retrouvé sans vie à Irun.

Depuis de longs mois, la crise sanitaire aggrave une situation déjà intenable. La fermeture des frontières décrétée par le Préfet, sous couvert de lutte anti-terroriste, a entrainé une répression et une pression tant inacceptable que dangereuse.

Les associations de soutien aux personnes migrantes produisent un travail immense mais leur activité n’est pas non plus facilitée dans la période actuelle. Mais au-delà de l’activité bénévole considérable, les institutions ont aussi leur part à fournir.

Il y a à peine un mois une jeune guinéen avait été sauvé de la noyade dans la Bidassoa. Le jeune Erythréen qui a mis fin à ses jours lundi voit le chemin de sa vie semé d’obstacles s’arrêter brutalement et de manière tragique. La responsabilité est collective, la réponse doit l’être tout autant.

Un meilleur accueil des migrant.es passe par un engagement des collectivités locales directement auprès des personnes migrantes ainsi qu’au côté des collectifs et associations qui œuvrent au jour le jour. Mais cela passe également par un changement radical de la position hexagonale dans la politique de gestion des frontières. Depuis plus de 5 ans maintenant, la France renouvelle systématiquement la réintroduction des contrôles à ses frontières intérieures, remettant fortement en cause l’espace Schengen de libre échange. Ce qui doit être une mesure temporaire est devenue la norme amorçant une logique qui pousse à déployer toujours plus de moyens pour empêcher des personnes qui ont tout quitter et n’ont plus rien à perdre à passer la frontière. Outre les sommes faramineuses dépensées pour cette politique, le bilan humain continue de s’alourdir. Nous devons en terminer avec la répression persistante qui persécute sans cesse les migrant.es.

Enfin, cette thématique est à traiter au niveau Européen qui a récemment adopté le nouveau pacte « Asile et Immigration » qui accentue la politique d’expulsion, mobilisant des millions d’euros pour ériger des barrières juridiques et physiques. Là où il convient de privilégier la dignité humaine ce sont les droits fondamentaux qui sont bafoués. Là où la protection et la solidarité doivent dicter nos actions, il n’y a pas de place pour l’exclusion.

Notre quotidien privilégié et notre société individualiste ne doit pas nous laisser oublier que chaque jours des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes laissent tout derrière eux et, au risque de leur vie, parcourent des milliers et des milliers de kilomètres. Nous ne devons pas oublier que le lundi 19 avril 2021, chez nous en Euskal Herri, un jeune Erythréen est arrivé au bout de ce qu’il pouvait supporter au point de privilégier la mort.

Un couple biarrot a été retrouvé mort à son domicile cette nuit

Les décès datent de ce week-end et si une enquête, dont nous devons attendre les conclusions, est ouverte les premiers éléments communiqués par la procureur sont déjà éloquents.

La lettre laissée par le couple exprime une détresse forte qui doit forcément nous interroger sur les conditions de vie de nos ainé.es. Comment vieillit-on ? En pleine pandémie, quels sont les impacts des mesures sanitaires sur les personnes âgées de plus en plus isolées ?

Si l’on s’interroge sur la détresse des personnes âgées isolées, il convient également de qualifier ce geste comme féminicide. L’homme a en effet assassiné sa femme avant de se donner la mort.

En France, tous les deux jours et demi, une femme tombe sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Cette statistique fait aussi peur qu’elle n’est inacceptable. Des mesures fortes doivent être prises afin de faire évoluer la société, la faire sortir du schéma patriarcal dans lequel elle est et faire en sorte que ce genre de geste ne se reproduise plus.

Antton Curutcharry : intervention en Conseil Communautaire au sujet de la loi Paul Molac

Le jeudi 8 avril dernier, l’Assemblée Nationale française votait la proposition de loi portée par Paul Molac concernant les langues territoriales.

Un texte législatif qui permet de reconnaitre les filières immersives au même titre que le bilingue et le monolingue.
A plus d’un titre, cela constitue une avancée symbolique et politique pour toutes les langues territoriales de l’hexagone.

Alors que les attaques à l’encontre de l’Euskara et notamment en vue de l’ouverture de filières immersives dans des écoles publiques se sont multipliées ces derniers mois, ce texte vient offrir un cadre légal qui doit permettre de renforcer l’enseignement de l’Euskara dans toutes les filières.

Antton Curutcharry, Président de l’Office Public de la Langue Basque et Vice-Président à la politique linguistique à la Communauté Pays Basque a commenté cette actualité devant le Conseil Communautaire réuni en séance plénière le samedi 10 avril.