Il est des chansons qui réveillent en nous des émotions profondes. C’est le cas d’« Izarren hautsa » (« Poussière d’étoiles ») de Xabier Lete, une œuvre puissante qui explore le sens de notre existence et notre place dans ce monde.
Cette année, je vous fais part de mes vœux en musique, inspirés par cette chanson magnifique. Elle nous rappelle que, même dans les périodes compliquées, c’est en avançant ensemble pas à pas que l’on accomplit de grandes choses.
En repensant au chemin parcouru en 2025, je nous souhaite de poursuivre dans cette belle dynamique commune, avec la même énergie, la même solidarité et le même engagement pour de nouvelles victoires. ✨
Suite à l’Assemblée Générale de l’Office Public de Langue Basque qui a eu lieu ce 11 décembre, EHBai souhaite partager sa lecture politique de la situation. L’issue de cette Assemblée Générale met plusieurs éléments en évidence.
Tout d’abord, le montant de financement validé par l’OPLB n’est en aucune manière le montant dont le processus de revitalisation de l’euskara a besoin. Rappelons qu’en 2023, ce fut l’OPLB lui-même qui avait mené une étude pour identifier les besoins en matière de politique linguistique. Les conclusions étaient claires : 2,6 millions d’euros supplémentaires au financement actuel étaient nécessaires, c’est-à-dire que chaque membre de l’OPLB devait augmenter son financement de 650 000 euros. C’est pourquoi, l’augmentation décidée lors de cette Assemblée Générale (400 000 euros, ainsi que les 200 000 euros supplémentaires prévus par la CAPB) est clairement au-dessous des ressources dont l’euskara a besoin. Cette décision aggrave très clairement la situation de notre langue.
EHBai souligne que la responsabilité de l’échec de ce processus de deux ans est d’abord celle de l’État français, représenté par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Ce dernier a montré une position offensive à l’encontre de l’euskara ainsi que du mépris envers la volonté du territoire de revitaliser l’euskara. En maintenant sa position rigide, il a fait planer le risque de la disparition de l’OPLB.
De son côté, la CAPB, puisqu’elle constitue, au niveau du Pays Basque Nord, la seule structure chargée de mettre en œuvre des politiques publiques en faveur de l’euskara, a agi de manière responsable. Rappelons que, tout au long de ces deux années de processus, elle a été la seule collectivité à s’être engagée dès le départ en faveur de l’augmentation des moyens nécessaires à la politique linguistique. Sur ce chemin semé d’obstacles, l’objectif du Préfet a été d’isoler la Communauté d’Agglomération. Dans ce sens, nous déplorons également le manque d’engagement des autres parties prenantes.
La responsabilité de l’État français dans la situation d’urgence de l’euskara
Comme cela a été souligné à plusieurs reprises, l’UNESCO elle-même a conclu que la survie de l’euskara était menacée au Pays Basque Nord, puisque la proportion de locuteurs et locutrices euskaldun est bien inférieure à 30 % (20 %).
L’État français porte une responsabilité historique dans le processus de substitution linguistique qu’a connu le Pays Basque ainsi que dans la situation actuelle. Le recul de l’euskara n’a en effet pas été un processus naturel. La situation d’urgence que connaît aujourd’hui notre langue est la conséquence de politiques publiques méthodiques mises en œuvre par les institutions françaises. Ce n’est pas nous qui le disons : l’interdiction de son usage à l’école, les humiliations, les sanctions, les obstacles à l’accès à l’administration, la destruction des espaces de transmission, le mépris institutionnel… sont abondamment documentés dans de nombreux travaux d’expert·es.
Aujourd’hui, l’État français est le seul État d’Europe occidentale à interdire, dans sa Constitution, toute forme de co-officialité linguistique. Les institutions françaises abordent systématiquement la question linguistique à travers une hiérarchie stricte, selon laquelle le français demeure l’unique langue légale de l’action publique.
Dans le même temps, 72% de la population du Pays Basque se déclare favorable à la co-officialité de l’euskara. Le refus est donc double : refus de la reconnaissance officielle et juridique nécessaire à l’euskara, et mépris de la volonté exprimée par la majorité du peuple basque.
L’État français devrait reconnaître sa responsabilité historique dans le processus de substitution linguistique et dans le recul de l’euskara, et, à partir de ce constat, mettre en place une politique de réparation capable de transformer en profondeur la situation actuelle.
Politique linguistique et évolution institutionnelle
L’OPLB s’est fixé l’objectif d’atteindre 30% de locuteurs et locutrices euskaldun en 2050, et nous trouvons cet objectif pertinent. Cependant, il est évident que cet objectif et la politique linguistique actuellement en vigueur ne sont en aucun cas cohérents. Une politique linguistique ambitieuse et courageuse est indispensable pour former 40 000 nouveaux locuteurs et locutrices supplémentaires au cours des 25 prochaines années.
En ce sens, vouloir limiter la revitalisation de l’euskara à une simple question budgétaire nous éloigne de cet objectif. La question est structurelle, à la fois politique et juridique, et pour qu’une politique linguistique soit efficace, des mesures fortes sont nécessaires, parmi lesquelles :
La reconnaissance officielle de l’euskara et sa protection juridique.
Une stratégie solide de transmission de la maîtrise de l’euskara, avec pour axes centraux la généralisation du modèle immersif et un véritable saut qualitatif dans la l’euskaldunisation des adultes.
Des avancées vers la normalisation de la présence et de l’usage de l’euskara dans l’enseignement, l’administration et l’espace public.
L’ensemble de ces mesures exige la garantie d’une planification linguistique et d’un financement à long terme.
Selon EHBai, le schéma de l’OPLB est obsolète. Cet outil ayant été conçu dans l’intérêt et sur mesure pour l’État français, le dernier mot et la décision finale en matière de politique linguistique restent toujours entre ses mains. Ce que nous avons pu constater au cours des deux dernières années ainsi que lors de l’Assemblée Générale du 11 décembre est très clair. La société et les institutions du Pays Basque Nord souhaitent franchir un cap en faveur de l’euskara, mais l’État bloque cette volonté.
C’est pourquoi, nous revendiquons que la compétence de la politique linguistique ainsi que sa nouvelle organisation soient relocalisées au Pays Basque Nord. Il est logique que l’avenir de notre langue soit décidé sur notre territoire. De fait, si nous voulons avancer dans le processus de revitalisation de l’euskara, le Pays Basque Nord a impérativement besoin de davantage de pouvoir. Ce processus d’évolution institutionnelle ne peut pas être prolongé, tout comme il est nécessaire d’ouvrir dès aujourd’hui le débat sur une nouvelle organisation de la politique linguistique, afin qu’il puisse se mener de la manière la plus large et la plus consensuelle possible.
Afin d’impulser les changements dont l’euskara a besoin, EHBai souligne l’importance de la mobilisation des acteurs, des élu·es et des citoyen·nes du Pays Basque Nord. Dans cette perspective, et au regard des élections municipales qui se tiendront les 15 et 22 mars prochains ainsi que du nouveau mandat de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, nous affirmons qu’il est indispensable de placer la question de l’euskara et de la politique linguistique au cœur du débat.
Enfin, nous appelons les citoyen·nes à participer à l’événement « Euskaraz bizitzeko pizkundea » qu’Euskalgintzaren Kontseilua organisera le 27 décembre à la Bilbao Arena. Parce que le bond en avant que doit effectuer le processus de revitalisation de l’euskara doit être réalisé à l’échelle de l’ensemble du Pays Basque.
Le flou persiste en cette rentrée. Après avoir d’abord nommé Michel Barnier puis François Bayrou à Matignon, Emmanuel Macron rejouera une nouvelle fois le troisième tour des élections législatives de juillet 2024 si le gouvernement Bayrou tombe le soir du 8 septembre. Face à cette situation de blocage et de crise politique et démocratique qui n’a que trop duré, EHBai appelle à la responsabilité de tous les acteurs politiques, afin qu’une solution viable soit enfin trouvée.
Ce lundi 8 septembre, François Bayrou se soumettra à un vote de confiance de l’Assemblée nationale française. Le député EHBai Peio Dufau votera contre la confiance demandée par le premier ministre, en conscience. En effet, depuis la nomination de François Bayrou, EHBai dénonce fermement sa politique d’austérité qui pèse sur les classes populaires et moyennes ainsi que sur les collectivités. Il n’est pas acceptable de continuer à refuser de mettre les plus aisés et les grandes entreprises à contribution, à un moment où les coupes budgétaires se multiplient dans les services publics et la protection sociale. Dans ce contexte, l’augmentation des dépenses militaires par le gouvernement est inacceptable, et montre bien que l’argent existe, mais que le problème aujourd’hui est son utilisation.
Encore une fois, c’est la population qui va subir les conséquences du budget austéritaire du gouvernement. D’autant plus au Pays Basque Nord, où ces coupes budgétaires affaiblissent directement les collectivités territoriales, les politiques en faveur de l’euskara et/ou de la culture basque. Cela va à contre-sens de la volonté des habitantes et habitants du Pays Basque Nord : selon le sondage IFOP pour R&PS (“Radioscopie du régionalisme en 2025”), 82% sont favorables à la co-officialité de l’euskara et 62% sont favorables à la création d’une collectivité à statut particulier du Pays Basque Nord.
Le mépris de la voix de la population a des conséquences. Le mouvement “Bloquons-tout” et les mobilisations prévues les 10 et 18 septembre prochains en sont la démonstration. Convoquer des élections anticipées puis nier leur résultat, passer outre les organisations syndicales et les manifestations massives, provoque une colère réelle plus que légitime : ce sont les intérêts des habitant·es et des territoires qui doivent guider l’élaboration du budget, pour assurer le bien-être de toutes et tous et donner plus de pouvoir et de moyens financiers aux collectivités territoriales.
Peio Dufau et son équipe travailleront de nouveau en ce sens pendant toute la séquence du Projet de Loi de Finances, notamment en priorisant la santé, l’euskara et les services publics, qui sont dans des situations très critiques aujourd’hui au Pays Basque Nord. En ce sens, EHBai soutient les mobilisations prévues les 10 et 18 septembre et appelle à continuer à s’organiser au Pays Basque ensuite, afin que cette colère soit enfin entendue et permette d’avancer, en bonne intelligence, en faveur de l’intérêt général.
Un an déjà. Un an depuis cette campagne haute en couleurs, unitaire, joyeuse et porteuse d’un nouvel espoir.
Dans un contexte sans majorité claire, marqué par les incertitudes politiques, les tensions sociales, institutionnelles et le défi écologique, j’ai pris à cœur de représenter notre territoire avec responsabilité et engagement. Il a fallu apprendre vite, décider avec discernement, naviguer dans la complexité de ce mandat. C’est un travail exigeant, parfois épuisant, mais profondément nécessaire.
Avec une équipe de collaborateur·ices engagé·es, nous travaillons aux côtés des élu·es, associations et acteurs de terrain. Fidèles à une démarche Abertzale, nous nous efforçons d’agir de manière ancrée, collective, cohérente.
A travers les permanences itinérantes, les échanges réguliers avec les acteurs locaux, dans la continuité de la campagne victorieuse, nous montrons qu’ensemble c’est possible. Notre action sur le foncier agricole, les transports, le logement, la santé ou l’euskara montre qu’un mandat bien arrimé au territoire peut faire bouger les lignes.
A Paris, nous portons la voix du Pays Basque – parfois en euskara – et faisons écho à celles d’autres territoires qui, comme le nôtre, se heurtent à un pouvoir centralisé, souvent éloigné du terrain. C’est pourtant de là qu’émergent les alternatives concrètes, les solidarités actives, les réponses aux impasses d’un monde dépassé.
Un an après, nous poursuivons le chemin avec la même ligne d’horizon : celle d’un Pays Basque vivant, solidaire et tourné vers l’avenir.
Partenaire essentiel de la politique linguistique en faveur de la langue basque, Seaska n’a pas obtenu le nombre de postes suffisant, au regard des effectifs attendus, pour la rentrée 2025.
Cette réponse contredit les échanges constructifs que l’OPLB et les parlementaires avaient eu en avril dernier avec le cabinet de la Ministre de l’éducation Nationale.
Aussi, les 6 parlementaires des Pyrénées-Atlantiques se mobilisent pour demander au gouvernement une politique volontariste de création de nouvelles divisions et de revaloriser la dotation en postes.
Nous, députés et sénateurs, sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer le Grand Projet Sud Ouest (GPSO) inutile et destructeur du point de vie économique, social, et environnemental. Nous nous exprimons symboliquement depuis le Pays-Basque, qui a récemment exprimé son opposition au GPSO, et dont les députés sont unanimement opposés au projet.
La coalition parlementaire contre le projet s’agrandit de jour en jour : nous ne céderons pas !
Dans un contexte de ressources limitées, investir 14,4 milliards d’euros dans un projet de Ligne à Grande Vitesse alors qu’un aménagement des voies existantes coûterait 8 milliards de moins pour des résultats similaires est incohérent et irresponsable.
Sur le plan environnemental, la construction de la nouvelle voie LGV entraînerait la destruction de près de 5000 hectares d’espaces naturels, dont 2000 hectares de forêt et l’émission de 30 millions de tonnes de CO2.
Enfin, ce projet est un non-sens social puisqu’il impose une charge financière aux habitants via un nouvel impôt LGV visant à financer une infrastructure qui, loin de leur apporter des avantages directs, risque d’aggraver les tensions immobilières locales. Ainsi, les habitants subissent une double peine : ils financent un projet dont ils ne profiteront pas et se retrouvent confrontés à une hausse des prix.
Cette réalité génère une opposition intense de la part des citoyens, associations de défense de l’environnement et élus locaux, qui perçoivent le GPSO comme un projet injuste, alors qu’un besoin pressant d’améliorer l’offre et la qualité des trains du quotidien est clairement exprimé.
Notre message est clair : il est urgent d’abandonner ce projet inutile.
Des solutions existent pour améliorer la mobilité des habitants du territoire :
Moderniser l’infrastructure existante afin d’augmenter la vitesse sur les voies
Mettre en place des solutions techniques qui fluidifieront les trafics et optimiseront les capacités de la ligne
Investir dans les mobilités du quotidien, qui restent la priorité pour les habitants
Développer l’offre de trains de nuits
Faciliter les connexions transfrontalières aujourd’hui devenues inexistantes
Nous travaillons de manière transpartisane pour construire de nouveaux projets de transports à la hauteur des enjeux et continuerons à rassembler !
Colette Capdevielle, députée des Pyrénées-Atlantiques (Socialistes et apparentés) Lionel Causse, député des Landes (Ensemble pour la République) Mireille Conte-Jaubert, sénatrice de Gironde (Rassemblement démocratique et social européen) Monique de Marco, sénatrice de la Gironde (Les écologistes) Peio Dufau, député des Pyrénées-Atlantiques (EH Bai, Socialistes et apparentés) Iñaki Echaniz, député des Pyrénées-Atlantiques (Socialistes et apparentés) Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées Atlantiques (Socialiste, Écologiste et Républicain) Mathilde Feld, députée de la Gironde (LFI) Hervé Gillé, sénateur de la Gironde (Socialiste, Écologiste et Républicain) Laurence Harribey, sénatrice de la Gironde (Socialiste, Écologiste et Républicain) Florence Lassarade, sénatrice de la Gironde (Les Républicains) Sophie Mette, député de la Gironde (Les Démocrates) Loïc Prud’homme, député de la Gironde (LFI) Nicolas Thierry, député de la Gironde (Écologiste et social)
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