Barnekaldeko Topaketa Munizipalistak: le nouvel élan d’EHBai en vue des élections municipales de 2026 !

Le samedi 10 janvier 2026, EHBai organisait la seconde édition de ses Rencontres Municipalistes (Topaketa Munizipalistak), cette fois consacrée au Pays Basque intérieur. Cet événement visait à poursuivre l’accompagnement et la mise en capacité des dynamiques qui se présenteront aux élections municipales de mars 2026. Pour cette échéance, l’ambition d’EHBai est clairement affirmée : renforcer le soutien des citoyennes et citoyens à notre projet politique ainsi qu’accroître l’influence des abertzale de gauche dans les mairies sur l’ensemble du Pays Basque Nord et au sein de la Communauté d’Agglomération du Pays Basque.

Les élections municipales, enjeu majeur de 2026

Alors que nous vivons une crise structurelle multiple – sociale, écologique, culturelle, politique et démocratique, les élections municipales et communautaires de 2026 auront un rôle crucial dans la réponse que nous pourrons y apporter. Pour EHBai, ces élections constituent un rendez-vous prioritaire. En effet, la mairie est un lieu de pouvoir stratégique et le plus proche des citoyens et citoyennes ; avec la compétence d’agir notamment sur l’aménagement du territoire, le logement, l’environnement, la politique linguistique ou encore l’urbanisme. Les élections municipales sont ainsi l’occasion de participer aux décisions concrètes qui structurent la vie des communes et du territoire, afin d’améliorer concrètement les conditions de vie des habitantes et habitants.

Dans un contexte où les politiques menées par l’Etat français restent aveugles aux réalités et aux besoins de notre territoire, chaque jour, c’est notre langue, nos services publics ainsi que notre environnement qui subissent les conséquences de décisions éloignées de nos vies. Face à ces défis, agir collectivement n’est plus une option, mais une nécessité. Et puisque les mairies sont d’importantes institutions de transformation sociale et politique, nous défendons une autre manière de gouverner et de faire de la politique : nous réaffirmons notre entière volonté de travailler avec les acteurs économiques, la société civile et, en définitive, avec la population.

Au niveau du territoire, l’enjeu est considérable. Depuis la création de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, de nombreuses politiques publiques ont été mises en place, et nous considérons que cette dynamique est globalement positive. Toutefois, le Pays Basque Nord a besoin d’une évolution institutionnelle lui permettant de gagner en souveraineté afin de répondre efficacement aux défis du territoire et de ne plus dépendre de décisions prises à l’extérieur.

C’est pourquoi, nous estimons que l’un des principaux défis du mandat 2026-2032 sera d’engager ce débat et parvenir à un large consensus afin de constituer une majorité en faveur d’un nouveau cadre institutionnel et de construire un projet territorial solide, car il est indispensable de renforcer les politiques publiques progressistes au Pays Basque Nord. Dans cette optique de transformation, nous nous engagerons également à améliorer la gouvernance de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et, en fonction des résultats, nous sommes prêt·es à assumer davantage de responsabilités.

EHBai appelle le Parti Socialiste à soutenir la liste d’union de la gauche à Baiona

EHBai se fixe pour ambition d’obtenir de nouvelles avancées dans l’ensemble du Pays Basque Nord. Nous préparons ce rendez-vous électoral avec l’ambition de consolider les progrès réalisés lors des dernières élections tout en conquérant de nouvelles municipalités. Dans de nombreuses communes, nous construisons des consensus et nous nouons des alliances en vue de constituer de nouvelles majorités. Anticipant que nous serons en mesure de soutenir davantage de listes qu’en 2020, nous pensons qu’une attitude d’ouverture est indispensable pour mettre en œuvre un projet de territoire abertzale de gauche, féministe, écologiste et euskaltzale.

Cependant, nous sommes préoccupé·es par la situation bayonnaise. Les secteurs jacobins du Parti Socialiste ont fait le choix de refuser toute coopération avec les abertzale, tournant ainsi le dos à l’unité de la gauche. Les élections législatives de 2024 ont pourtant démontré qu’il est possible de proposer des candidat·es et des programmes compatibles avec ceux des abertzale de gauche, et que cette démarche mène à la victoire. Ainsi, nous considérons que la décision prise par Henri Etcheto de présenter une deuxième liste, sans jamais répondre aux nombreuses propositions formulées pour rejoindre la dynamique d’union, relève d’une attitude irresponsable et nous le regrettons profondément. C’est en ce sens qu’EHBai adresse un appel au Parti Socialiste afin qu’il soutienne publiquement – et dans les plus brefs délais – la liste en faveur de l’union des forces de gauche à Baiona afin de clarifier la situation.

Au regard des évolutions de ces dernières années, plusieurs secteurs expriment aujourd’hui leurs inquiétudes face à la progression des abertzale de gauche. À l’occasion de ces élections, nous constatons une volonté manifeste de freiner cette dynamique. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des abertzale, ainsi que toutes les citoyennes et tous les citoyens qui se reconnaissent dans notre projet, à se mobiliser durant la campagne, et à participer de manière large et décisive aux élections les 15 et 22 mars 2026. Au Pays Basque c’est possible !

Zoom sur le Conseil Communautaire du 6 décembre

Les élu·es communautaires se réunissaient samedi 6 décembre pour la dernière session plénière de l’année 2025. Lors de cette dernière, le sujet principal était la création d’un Conseil de l’Agriculture et de l’Alimentation qui a été validée. Nous vous proposons de revenir sur ceux sujets ainsi que ceux qui ont été portés par des élu·es membres d’EHBai.

Création du Conseil de l’Agriculture et de l’Alimentation

Lors du dernier conseil de la Communauté d’Agglomération Pays Basque de l’année, la création du Conseil de l’Agriculture et de l’Alimentation a été la décision la plus importante.

Sous pression du préfet et de l’opposition

La Communauté d’Agglomération Pays Basque a voté, à la majorité, la création du Conseil de l’Agriculture et de l’Alimentation. Cette décision vient répondre à la situation critique que vivent les agriculteurs et agricultrices locaux.

Jean-Louis Prebende, élu de Gabadi, a souligné que « La disparition des exploitations est une réalité criante, les projections ne sont pas bonnes. A ce rythme, plus de 100 exploitations auront disparus en 2050 et je crains que nous soyons même en dessous de la vérité. Le manque de succession, les difficultés économiques, les changements climatiques, les problèmes sanitaires me font craindre une accélération de la tendance. »

Les élu·es abertzale ont déploré les lettres que la Chambre d’Agriculture ainsi que le Préfet des Pyrénées-Atlantiques ont envoyé à tou·te·s les maires. Comme l’a exprimé Peio Quihillalt, maire de Ligi- Atherei, envoyer cette lettre avant que le vote des élu·es a suscité de l’étonnement. « Nous tenons tout de même à rectifier le contenu du texte de la Chambre : le Président de la Région M. Alain Rousset ne s’est jamais positionné par écrit, ou autrement, en défaveur de la création d’un tel Conseil. »

L’objectif de l’Office Public de l’Agriculture et de l’Alimentation

« Prenons de la hauteur : aujourd’hui, le monde agricole ne peu plus attendre. Le Pays Basque mérite qu’on s’occupe de son agriculture de manière spécifique. Nous comprenons que le vote de cette délibération permettra à la CAPB de réunir l’ensemble des acteurs et actrices à se mettre, dès demain, autour de la table pour coconstruire cet outil en gardant en objectif la création d’un Office Public de l’Agriculture et de l’alimentation à l’échelle du Pays Basque Nord, notamment en réduisant le mille-feuille administratif et en relocalisant les décisions. »

« Nous ne pouvons pas attendre 8 ans de plus » affirme le maire souletin, en rappelant qu’en 2018 l’Office Public de l’Agriculture et de l’Alimentation avait été déjà demandé et que depuis huit années se sont écoulées. « Votons cette délibération pour commencer à travailler ensemble en faveur du Pays Basque et de ses agriculteurs et ses agricultrices », ajoute Jean-Louis Prebende.

La majorité des élu·es a répondu favorablement à cet appel, lors du vote qui s’est déroulé sous les pressions du Préfet et de la Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques.

Dérogations au repos dominical

Comme chaque année, Gilles Haran, élu d’Isturitze, a pris la parole lors de la délibération sur les dérogations accordées aux établissements souhaitant ouvrir le dimanche. Ces ouvertures bénéficient majoritairement à des grandes surfaces et grands groupes et précarisent les salarié·es.

Selon EHBai, il s’agit ici de l’inverse total du modèle que devrait valoriser la Communauté d’Agglomération Pays Basque. D’année en année, l’exception dérogatoire devient la règle, fragilisant davantage les acquis sociaux des travailleur·ses.

Comme l’a exprimé Gilles Haran, nous devons défendre ce repos du dimanche : « Ce temps de repos est précieux. Il est une opportunité pour notre tissu social et économique, et permet de se structurer et de faire société. »

Les élu·es d’EHBai et le groupe Bil Gaiten votent contre cette mesure, tout comme 34% des élu·es communautaires, un résultat qui a baissé depuis l’an dernier. Pour toutes les raisons déjà exprimées et pour ne pas reculer notamment sur ce qui fait société et sur les acquis sociaux, nous devons continuer à défendre le repos du dimanche !

PLU de Kanbo

Enfin, Jean-Claude Malharin, élu d’Amendüze-Unaso membre d’EHBai et du groupe Bil Gaiten,s’est exprimé lors du vote du PLU de Kanbo.

Ce PLU inculant toujours le projet de Marienia – les élu·es attendaient qu’il soit retiré -, le groupe Bil Gaiten s’est abstenu sur cette délibération, malgré “quelques améliorations par rapport au projet précédent”.

Marienia ez hunki!

Zoom sur le Conseil Communautaire du 27 septembre

La session de rentrée du Conseil communautaire s’est ouverte par une discussion sur la situation préoccupante de l’Office Public de la Langue Basque (OPLB), et plus généralement de l’euskara.

L’Etat français affaiblit l’euskara

C’est par l’intermédiaire de Nicole Etchamendy, co-présidente du groupe Bil Gaiten que le sujet est arrivé dans l’auditorium. L’élue itsasuar a fait part de son inquiétude quant à la situation budgétaire de l’OPLB: son budget reste gelé et aucune évolution ne semble venir des collectivités sur la reconduction de sa convention en fin d’année. A l’exception de la CAPB, ni l’Etat français, ni la Région, ni le Département ne semblent consentir à un effort financier. Dans la même ligne, l’Institut Culturel Basque a vu sa subvention annuelle baisser de 30 000 € par l’Etat français. Ces choix budgétaires interrogent et révèlent une vraie défaillance dans la volonté politique étatique. L’Etat français devrait assumer son rôle dans la réparation du préjudice linguistique subi par le Pays Basque Nord lors des dernières décennies mais semble au contraire l’aggraver.

Les prises de parole successives des élu·es angloys Claude Olive en tant que 1er vice-président du Département et de Sandrine Derville en sa qualité de vice-présidente aux finances de la Région n’ont pas apporté de signal rassurant. Au contraire, elle et il ont justifié la difficulté pour leur collectivités respectives à abonder le budget de l’OPLB du fait des contraintes budgétaires liées, entre autres, au désengagement de l’Etat.

Antton Curutcharry, vice-président des politiques linguistiques et culturelles a rappelé que la CAPB avait bloqué des fonds supplémentaires pour augmenter le budget de l’OPLB dans le cadre de la convention quadripartite ainsi que pour verser une contribution supplémentaire répondant à des besoins précis de l’institution.

Une délégation d’élu·es et parlementaires basques s’est rendue à Paris pour rencontrer Elisabeth Borne mais sa position de ministre de l’Education démissionnaire ne lui permet pas de prendre d’engagement. La situation reste donc bloquée pour le moment.

Feuille de route sur l’agriculture et l’alimentation

Après un long travail de concertation avec les différents acteurs du monde agricole et les élu·es de la commission Agriculture et alimentation de demain, le plan Agriculture et alimentation de la CAPB a été voté à l’unanimité. Ce plan porte une vision prospective pour préserver le modèle agricole basque au cours des prochaines décennies. Il s’articule en lien avec la politique Montagne basque et le plan Climat Air Energie.

Maite Echeverria a exprimé son soutien au plan au regard des enjeux importants qu’il comporte. Cependant, elle remarque qu’aucune méthode d’évaluation des politiques déclinées sur le mandat n’est instaurée.

Aussi, la maire d’Ozaze-Zühara a interrogé la vice-présidente en charge de ces questions sur la création d’un Office public de l’agriculture. Ce dernier avait été annoncé lors de l’ouverture de Lurrama édition 2024 par le président de la CAPB.

Maite Echeverria a aussi profité de cette délibération pour questionner la création d’une foncière alors que d’autres structures du territoire proposent déjà ce service. Plus que sa plus-value réelle, c’est avant tout sa capacité d’action et son budget dédié qui posent question. Selon l’élue xiberutar, c’est par le biais de Lurzaindia que la CAPB aura pu actionner ce levier. Au Pays Basque Nord, 1 500 exploitations agricoles auront disparu en 2050 dans un territoire où l’artificialisation est 40% plus élevée que dans le reste de l’Etat Français.

A la suite d’un débat de bonne tenue, le plan a été adopté à l’unanimité ; la création de l’Office public de l’agriculture devrait prendre corps lors du prochain Conseil communautaire en décembre 2025.

Souveraineté économique et coopération transfrontalière

Alain Iriart a apporté son soutien à la délibération sur le mémorandum de coopération entre la Communauté Autonome Basque (CAB) et la CAPB pour les 5 prochaines années.

Pour illustrer le travail à mettre en œuvre entre ces deux entités, le maire d’Hiriburu a pris pour exemple le dossier de Lauak.

En début d’été passé, un conglomérat indien prenait le contrôle de Lauak. Le ministre français de l’Industrie et de l’Energie s’inquiétait alors de la perte de souveraineté de l’Etat aux profits d’intérêts étrangers. Alain Iriart appelle à ne pas être spectateur face aux risques de transfert de la valeur ajoutée produite ici, au Pays Basque, vers d’autres horizons. Aussi, nous n’avons pas de garantie que la recherche et le développement ainsi que les centres de décisions restent sur le territoire.

Parce que la CAPB a une connaissance fine de ses acteurs économiques locaux, parce que le Pays Basque Sud dispose d’une activité industrielle dynamique ; des partenariats économiques doivent être tissés entre les 3 entités administratives qui englobent le Pays Basque. Cet axe fédérateur permettrait, selon Alain Iriart, d’accompagner au mieux les entreprises basques en créant un écosystème socio-économique plus résilient.

Conférence de presse du groupe d’élu.es BIL GAITEN

Le 7 décembre 2022, le groupe de 27 élu(e)s dont les noms sont en annexe de ce dossier ont envoyé à Mr Jean-René ETCHEGARAY Président de la Communauté d’Agglomération du Pays Basque une demande officielle de constitution de groupe politique, conformément à la loi. Ce groupe d’élu(e)s prendra le nom de BIL GAITEN et sera co-présidé par Nicole ETCHAMENDY et Jean-Claude MAILHARIN. Depuis la fin de l’été, l’envoi de ce courrier a été précédé d’un temps d’échange avec le Président et son cabinet.

A partir d’un embryon d’organisation collective entre élu(e)s impulsé à l’origine par EHbai depuis la création de la CAPB, il a très vite été décidé que ce groupe serait ouvert aux élu(e)s d’EHbai qui le souhaitaient ainsi qu’à des élu(e)s non encarté(e)s, les uns et les autres se retrouvant sur un certain nombre de points communs formalisés dans une charte. C’est ainsi que BIL GAITEN est la suite d’une démarche ancienne, initiée par un mouvement politique débouchant sur une organisation ouverte non partisane.

Les points essentiels partagés par les signataires actuels et ceux qui pourraient s’y retrouver sont:
La CAPB, toute la CAPB, et même plus. Nous sommes favorables à une organisation institutionnelle à l’échelle du Pays Basque Nord et nous nous sentons pleinement solidaires de la démarche ayant conduit à la création de la CAPB. Nous sommes opposés à ce titre, à toute tentative éventuelle de retour en arrière. Nous souhaitons à l’inverse contribuer à l’évolution vers une nouvelle étape institutionnelle, permettant au Pays Basque d’exercer de nouvelles compétences et de maitriser davantage son avenir.

Un fonctionnement au service de tout le territoire. Concernant le fonctionnement de la CAPB, nous considérons que les décisions et les politiques de la CAPB doivent incarner une vision territoriale à l’échelle du Pays Basque, transcendant les intérêts particuliers de tel ou tel territoire ou de telle ou telle commune. Nous considérons aussi important que la gouvernance de la CAPB se fonde sur le partage des informations au niveau de l’ensemble des élu-e-s membres, sur la co-construction des projets et des décisions, au sein du Conseil exécutif, des pôles et des commissions.

Une volonté de faire fonctionner à plein le pacte de gouvernance. Le pacte de gouvernance de la CAPB se fonde sur la prise en compte de la diversité territoriale dans la composition des instances de gouvernance, car les membres qui siègent à l’exécutif tirent leur légitimité des différents pôles Ce sont en effet les pôles qui désignent leur animateur mais aussi les élu(e)s qui composent l’exécutif (sauf ceux ou celles choisi(e)s par le Président) puis le Président décide de la répartition des responsabilités entre ces personnes désignées par les pôles. Les élu(e) signataires de la demande de création du groupe ont défendu le principe de la légitimité territoriale au moment de la préparation du pacte de gouvernance de la CAPB et notre démarche s’inscrit pleinement dans le respect du dit pacte.

Par « effet mécanique » donc, ceci caractérise le fonctionnement de la CAPB avec un exécutif qui ne repose pas de ce fait sur une logique majorité / opposition telle que l’on peut la trouver dans beaucoup d’autres institutions.

Et c’est la même logique qui prévaut pour le groupe que nous souhaitons créer qui ne se positionne donc pas dans un schéma majorité/opposition. Il s’agira de constituer un groupe d’élu(e)s dont les membres pourront aussi faire partie de l’exécutif. C’est une démarche transversale qui réunit des élu(e)s qui partagent une vision commune.
Pour autant, le pacte de gouvernance actuel n’a pas encore produit tous ses effets, notamment en matière de transversalité dans les prises de décision et dans la gestion. Nous sommes convaincus de pouvoir aider à passer d’une tendance à la verticalité vers une mise en oeuvre plus horizontale.

Une organisation collective des élu(e)s pour plus d’efficacité et de démocratie. La mise en place d’un groupe d’élu(e)s vise à faciliter grâce à un fonctionnement collectif, le travail et la participation de ses membres dans les différentes instances où ils siègent. En effet, confronté(e)s à la nécessité de prendre part à un nombre important de réunions, de consulter de nombreux documents, souvent denses et volumineux, les élu(e)s pourront aussi trouver auprès du groupe, aide et assistance technique, afin de mieux répondre à leurs obligations.
Les membres de l’exécutif s’appuient bien évidemment sur les services de la CAPB pour faire face à leurs responsabilités importantes dans leur délégation respectives. Le conseiller communautaire de base doit par contre se débrouiller seul pour faire face à cette masse de travail. La participation à un groupe d’élu(e)s permet à l’inverse, à toutes celles et ceux qui en sont membres de compter sur une organisation plus collective, qui l’aide à mieux accomplir son travail.

Ce point est central pour nous. C’est pourquoi il est essentiel, que la délibération qui fixera les modalités de fonctionnement des groupes, prévoit bien, la prise en charge de collaborateurs qui seraient mis à disposition du ou des groupe. Leur apport en notes de synthèses, transmission d’informations, aide à la réflexion, etc., sera au final un gain de temps inestimable.

La création d’un groupe d’élu(e)s revêt de ce fait, une dimension démocratique fondamentale, celle d’aider les élu(e)s à mieux exercer leur fonction, anticiper la prise en main des dossiers le plus en amont possible, faciliter l’accès à l’information, s’approprier davantage le contenu des délibérations, améliorer ainsi la qualité des débats en séance et donc du débat public. C’est l’esprit même de la loi qui a prévu la création de groupes et la possible mobilisation d’une petite part du budget. Cet enjeu démocratique le mérite bien.

Pour les signataires de la demande, la création d’un groupe d’élu-e-au sein de la CAPB traduit la volonté d’enrichir le fonctionnement actuel en faisant en sorte que le débat d’idées nourrisse également les choix et les politiques mises en place par la CAPB. Permettre aux élu(e)s de pleinement s’approprier leur rôle et leur mission, c’est donner ainsi une place encore plus importante au débat démocratique.

Antton Curutcharry : intervention en Conseil Communautaire au sujet de la loi Paul Molac

Le jeudi 8 avril dernier, l’Assemblée Nationale française votait la proposition de loi portée par Paul Molac concernant les langues territoriales.

Un texte législatif qui permet de reconnaitre les filières immersives au même titre que le bilingue et le monolingue.
A plus d’un titre, cela constitue une avancée symbolique et politique pour toutes les langues territoriales de l’hexagone.

Alors que les attaques à l’encontre de l’Euskara et notamment en vue de l’ouverture de filières immersives dans des écoles publiques se sont multipliées ces derniers mois, ce texte vient offrir un cadre légal qui doit permettre de renforcer l’enseignement de l’Euskara dans toutes les filières.

Antton Curutcharry, Président de l’Office Public de la Langue Basque et Vice-Président à la politique linguistique à la Communauté Pays Basque a commenté cette actualité devant le Conseil Communautaire réuni en séance plénière le samedi 10 avril.

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