Grippe aviaire, l’histoire se répète

La grippe aviaire qui s’est rapprochée du Pays Basque nord ces dernières semaines effraie les agriculteurs. Cette nouvelle épidémie nous révèle qu’aucune leçon n’a été retenue suite à la crise survenue il y a maintenant quatre ans. L’industrialisation des systèmes que connait l’aviculture ces dernières décennies est à l’origine de ces crises. Les volailles sont entassées par milliers, piétinant ainsi le bien-être animal, pénalisant les agriculteurs et causant de graves dommages à l’environnement.

Ce modèle d’agriculture industrielle va à l’encontre des défis climatiques et sociaux actuels, amenant des dégâts considérables. Dans le même temps et à chaque nouvelle crise, l’administration dépense des millions d’euros pour tuer les animaux en bonne santé, au lieu d’enquêter sur les causes de ces épidémies récurrentes. En conséquence, les agricultrices et agriculteurs qui travaillent à des produits de qualité dans le respect de leur élevage et de l’environnement subissent de plein fouet les conséquences de décisions insensées.

Il y a trois ans, la société a clairement indiqué le type d’agriculture qu’elle souhaitait ainsi que le type de ferme qu’elle soutenait. Pourtant, cette fois encore, plus d’un million de bêtes ont été tuées ces dernières semaines, dont une partie qui était en bonne santé. Il est inacceptable que des animaux sains soient sacrifiés à cause d’un modèle industriel, et notamment lorsque qu’elle met à mal une race locale.

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