EHBai, pour la défense du repos dominical

Comme chaque année, le Conseil Communautaire de décembre est amené à se positionner sur les dérogations au travail du dimanche. Les Maires peuvent autoriser 5 dimanches par an. Les élu.es de l’agglomération peuvent donner des dérogations supplémentaires pour aller jusqu’à 12 dimanches annuels.

EHBAI est contre ces dérogations qui profitent à la grande distribution et surtout détériorent les conditions de travail des salarié.es.

Samedi dernier, Gilles Haran, conseiller communautaire d’Isturits a été le seul à prendre le parole contre la délibération proposée:

Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,
Lehendakari jauna, Jaun, Andereak
Egun on

Je souhaite intervenir sur cette délibération qui nous demande de nous positionner sur le travail du dimanche.

Je serai assez bref car cette délibération revient chaque année et que de nombreux échanges ont déjà eu lieu les années précédentes.

Aujourd’hui, il nous est donc demandé de nous positionner sur des demandes de dérogations supplémentaires à des dérogations accordées par arrêtés des maires après avis de leurs conseils municipaux. Une dérogation qui s’ajoute à une dérogation !

Précisons, toutefois, que ces dérogations supplémentaires concernent essentiellement les grandes surfaces des grandes villes. Nous accorderions ainsi, des dérogations pour ouvrir au-delà des 5 premiers dimanches et jusqu’à 12 dimanches dans l’année.

Nous savons que ces ouvertures généralisées profitent aux grandes surfaces au détriment des petits commerces qui en subissent le contre coup.

Ces petits commerces qui ne cessent de traverser des périodes difficiles. Les différentes crises et protocoles qui se succèdent, les impactent très fortement. Beaucoup perdent des emplois. Beaucoup sont contraints de fermer. Et nous ne voyons toujours pas le bout de cette crise sanitaire…

Dans le même temps, cette crise sanitaire a permis un retour à un mode de consommation plus responsable, faisant la part belle aux circuits courts, plus respectueux des producteurs et des consommateurs mais aussi et surtout de la planète !

Un mode de consommation plus responsable donc qui apparait aujourd’hui, plus que jamais comme une priorité absolue !

Le choix qui se présente à nous est la défense du repos dominical. Le travail bien qu’essentiel ne représente pas tout !

Nous devons défendre cette journée de repos car elle permet de partager un temps sans travail, de profiter de temps privilégiés avec la famille, les amis, les voisins… Le temps libre est un temps social, utilisé dans des activités multiples et diverses.

Bref, défendre le repos dominical, c’est défendre le vivre ensemble.

Voter cette délibération revient à reculer sur le partage du travail, sur l’accès aux loisirs et sur les droits des salariés (les bas salaires notamment dans la grande distribution mettent les salariés dans une situation de précarité qui les contraint à travailler le dimanche pour boucler leur fin de mois).
Mais cela revient également à un non-sens économique et un nouveau coup porté aux petits commerces de notre territoire déjà fortement impactés par la crise qui malheureusement devrait durer.

C’est pourquoi nous devons voter contre cette délibération.

MILESKER

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