La LGV, ni ici, ni ailleurs !

Samedi dernier, le Conseil Communautaire de l’Agglomération Pays Basque était amené à se prononcer sur le principe du projet de voies nouvelles LGV.

De longs et riches échanges préalables ont permis d’exprimer les positions et les arguments. Alain Iriart, Maire de Saint Pierre d’Irube, était le premier à prendre la parole. Après avoir rappelé l’historique de ce projet il a insisté sur « le délit de mensonge dans lequel est pris RFF. Il n’y a pas de saturation de ligne, les chiffres ont été sciemment manipulés pour tenter d’imposer ce projet ». Pantxo Tellier, adjoint à Urrugne, enfonçait le clou en rappelant toutes les contre études faites qui venaient contredire un à un les arguments des favorables.

En fin de liste dans les tours de parole, Filipe Aramendi, Maire d’Urrugne a insisté « sur le respect de l’avis des citoyen.nes. Le CADE avait consulté la population en son temps et en tant que Maire je viens ici porter cette parole citoyenne et donc voter contre ce projet. »

Enfin, Daniel Olcomendy, Maire d’Ostabat et connu pour avoir été très impliqué contre le projet de 2×2 voie transnavarraise a souligné que « toutes les communes sont concernées et pas seulement celles impactées physiquement par le tracé. Il s’agit de nous positionner en tant que territoire et dire non collectivement à ce projet néfaste ».

Au final, le Conseil Communautaire s’est déclaré défavorable au projet (144 contre, 41 pour, 18 abstentions)*.

Deux jours avant, le Conseil Départemental votait son accord au projet et le financement à hauteur de 54 millions. Bien entendu, Annie Poveda et Iker Elizalde, élu.es départementaux EHBAI du canton Hendaye-Urrugne-Biriatou s’y sont opposé.es.
Aujourd’hui, on peut considérer que le Pays Basque s’est exprimé. Et l’institution qui défend au mieux l’avis de la population du Pays Basque est la Communauté Pays Basque alors que le Département s’assoit dessus et s’entête en faveur de ce projet inutile et dangereux.

La mobilisation populaire doit se poursuivre auprès des différents collectifs qui œuvrent depuis des années afin de faire entendre raison aux décideurs politiques et enterrer une bonne fois pour toutes ce projet de voies nouvelles. A moindre frais, une alternative existe, celle de la rénovation des lignes existantes en articulant une offre de trains du quotidiens, utile aux trajets domicile-travail.

* A noter que Maite Echeverria, maire d’Ossas-Suhare a voté contre. Une erreur technique l’enregistre dans les votes favorables

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