Rapport égalité femme-homme

Lors du Conseil Communautaire du 20 mars 2021, les élu‧es étaient amené‧es à prendre acte du rapport à l’Égalité entre les femmes et les hommes. C’est une obligation légale chaque année au moment du Débat d’Orientation Budgétaire.

Le protocole sanitaire appliqué pour cette séance a empêché certain‧es élu‧es de siéger en présentiel. Ainsi, alors que des élu‧es abertzale interviennent chaque année sur ce sujet, cette année cela n’a pas pu être le cas en séance. Vous trouverez ainsi un avis que nous formulons à la lecture de ce rapport.

Le rapport sur l’égalité femme-homme note une augmentation sur l’année 2020 de la part de femmes parmi les salarié‧es de la CAPB et particulièrement de catégorie A. Des résultats encourageants donc, qu’il faudra poursuivre à l’avenir.

Si l’on doit se réjouir de ces avancées, les progrès restent tout de même relatifs. D’abord parce que derrière ces mêmes chiffres, on peut y lire que les inégalités de conditions salariales persistent. Parmi les salarié‧es qui restent majoritairement des hommes, les femmes sont toujours plus nombreuses à être contractuelles ou à temps partiel.

On notera aussi que les avancées en matière de déroulé de carrière sur l’année écoulée montrent que l’écart béant entre les hommes et les femmes ne pourra pas être résorbé sans la mise en place de mesures volontaristes.

Ensuite parce qu’il paraît compliqué de mesurer de façon fiable toute avancée ou de se fixer des objectifs adaptés sans avoir au préalable fait un état des lieux qualitatif de la situation globale. Et cela à commencer par la prise en compte des points de vue et attentes des salariées en la matière ou encore par l’étude sexuée des bénéficiaires des politiques publiques. C’est ce que prévoyait pourtant le plan d’action voté à l’unanimité en juin 2019 par le Conseil communautaire.

Le bilan annuel montre que le volet formation et sensibilisation en interne du plan d’action n’a pas non plus été concrétisé. Les agent‧es n’ont pas bénéficié d’une formation sur l’égalité des genres et la sensibilisation des élu‧es à la thématique se trouve très limitée.

Le protocole appliqué pour la séance du Conseil Communautaire restreint la participation des élu‧es au Conseil Communautaire d’aujourd’hui et se fait au détriment des objectifs fixés par le plan d’action. Le temps d’échange sur les inégalités entre les femmes et les hommes que permet la présentation annuelle de ce rapport se fait en comité réduit, enlevant de ce fait la possibilité d’expression de beaucoup d’élu‧es sur cette question primordiale.

Alors même que nous savons que les conséquences de la crise sanitaire s’abattent le plus durement sur les femmes, il convient de se saisir plus que jamais de cette thématique afin qu’elle ne soit pas encore une fois reléguée au second plan. Le plan d’action ne peut plus attendre, il y a urgence. Les chiffres du rapport montrent bien que les choses peuvent évoluer lorsque nous agissons, alors collectivement il est temps de passer à la vitesse supérieure.

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