LOI CLIMAT: Ne manquons pas le coche

L’étude du projet de loi « Climat et résilience » à l’Assemblée nationale débute aujourd’hui, mardi 9 mars. Emanuel Macron avait promis qu’il y reprendrait «sans filtre» les 149 propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat. C’est pourtant un projet de loi au rabais, bien loin des discours, des promesses et des engagements internationaux de l’Etat français qui y est présenté.

Il s’agit d’un véritable désaveux de la part du gouvernement, qui une fois de plus, ne se montre pas à la hauteur de l’enjeu climatique. Cela ne reste pas étonnant au vu de la condamnation de l’Etat français pour inaction politique le 3 février dernier.

Les mesures diluées, de ce projet de loi, sont bien faibles et ne permettent pas de rattraper le retard en matière de réduction d’émission de gaz à effets de serre. Le crime d’écocide pour punir les atteintes à l’environnement devient un simple délit.
D’autres propositions ont résolument étaient oubliées, comme les chèques alimentaires en produits bio pour les plus démuni.es, l’interdiction du financement de nouveaux élevages néfastes pour l’environnement ou encore le plan d’investissement massif dans le transport ferroviaire.

Les choix politiques pour protéger un système néolibérale responsable du dérèglement climatique, ont eu raison de la « transformation sans précédent » promise par Emanuel Macron et son gouvernement. Ils persistent dans leur choix de préserver un système néolibérale responsable du dérèglement climatique au détriment de notre planète.
Il est impératif d’augmenter au plus vite le niveau d’ambition de ce projet de loi et de raccourcir les délais de mise en œuvre de mesures fortes.

La Convention citoyenne pour le climat a montré que la société a pris la mesure que représente l’urgence climatique et est prête à mettre en place les mesures nécessaires pour y faire face, il est temps que les législateurs suivent.

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