EHBAI et EHBILDU réitèrent leur demande la réouverture immédiatement les frontières

Aujourd’hui, lundi 1er mars, EHBAI et EHBILDU souhaitons revenir sur la décision du Préfet des Pyrénées Atlantiques de fermer les passages frontaliers -prise en concertation avec les représentants du gouvernement de Madrid en Navarre et en Euskadi- en vigueur depuis mi-janvier.


En évoquant un « renforcement de la lutte contre le terrorisme », depuis le 14 janvier dernier, ils ont divisé le Pays Basque, sans aucun complexe, en conditionnant le quotidien de milliers d’habitant.es et entravant le droit de circulation. Cette décision porte atteinte à nos droits en tant que Nation.
Nous avions condamné cette décision dès son entrée en vigueur.

Aujourd’hui, nous demandons jusqu’à quand cette situation va durer !? L’arrêté préfectoral de janvier ne stipule pas de délai mais le préfet avait, par voie de presse, évoqué qu’il entrait en vigueur au moins jusqu’en février. Alors aujourd’hui, premier jour du mois de mars, nous nous interrogeons à propos de cette situation intenable. Jusqu’à quand nous empêcheront-ils de circuler librement dans notre pays ? Jusqu’à quand se prolongera cet état de siège ? Combien de temps devrons-nous encore subir cette présence policière et ambiance sécuritaire démesurées ?

Alors que le Pays Basque essaye de regarder vers l’avant, jusqu’à quand vont-ils nous obliger à nous tourner vers le passé ? En évoquant des mesures de lutte contre le terrorisme, cela nous rappelle inévitablement des dispositifs utilisés régulièrement à l’encontre des militant.es politiques. Le dernier en date est la loi dite de lutte contre le séparatisme en débat au Parlement français. Nous estimons que derrière ces mesures se cache une opération de manipulation politique.

EHBAI et EHBILDU répétons qu’il n’y a pas de frontière en Pays Basque et exigeons que les états français et espagnol respectent notre droit à vivre et circuler librement dans notre pays. Nous n’acceptons pas les décisions imposées depuis Paris et Madrid.

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