Euskal Herria Bai ou EHBAI a vu le jour en 2007 à l’occasion des élections législatives sous la forme d’une coalition de trois partis abertzale de gauche (Abertzaleen Batasuna, Batasuna et Eusko Alkartasuna). Depuis EHBAI a été régulièrement présent dans les rendez-vous électoraux pour porter le projet politique des abertzale de gauche aux élections. En 2011, une grande enquête menée auprès de 1800 sympathisants montrait clairement la volonté de dépasser le cadre de la seule coalition électorale pour aller vers la structuration pérenne d’un mouvement qui ne se cantonne pas seulement à l’exercice électoral. C’est ainsi qu’en décembre 2014, EHBAI est devenu un mouvement politique à part entière. Depuis sa création, EHBAI s’est toujours appuyé sur trois piliers qui définissent son action et son socle idéologique : abertzale, de gauche et écologiste.
En tant qu’abertzale et dans la mesure où nous revendiquons que nous sommes une nation, nous défendons l’idée d’un Pays Basque souverain. Nous souhaitons que le Pays Basque, en ce 21ème siècle au sein de l’Europe, ait le droit de décider de son avenir politique, économique, culturel et sociel en toute liberté. Nous affirmons bien entendu que notre pays sur ses 7 provinces est composé de réalités nationales différentes du fait de facteurs historiques, linguistiques et politiques. Cette revendication en faveur de la nation basque se base sur un principe d’intégration et de solidarité. En effet, la nation basque se construit avec toutes les personnes qui vivent ou travaillent dans notre pays et constituent donc une communauté de destin commun.
En tant que force de gauche nous défendons une société plus juste, basée sur l’égalité et la solidarité et qui assure une répartition du travail et des richesses. Dans toutes nos initiatives, l’égalité de genre doit être une priorité. Dans le même temps, nous tenons à souligner que selon nous l’économie doit avoir pour objectif le bien-être de chacun et non pas la croissance à n’importe quel prix. Pour cela, nous devons sortir d’une seule logique de concurrence – entre pays, entre économies et entre individus – et favoriser la participation citoyenne. Nous nous basons sur un modèle de partage et de solidarité – dans un premier temps – pour tous les services publics, les biens communs (eau, énergies…) et tous les besoins (logement…).
Alors que tous les voyants sont au rouge – changement climatique, pollution chimique, consommation à outrance du foncier… – nous ne pouvons et ne devons plus accepter la détérioration de notre environnement. Cette Terre que nous devons à nos ancêtres, nous en sommes responsables. Et cela non pas au nom d’un certain conservatisme mais avec une vision d’avenir. A l’heure de la mondialisation et de la globalisation, nous revendiquons une vision locale, la défense des circuits-courts et une société basée sur la sobriété. Le principe de subsidiarité doit prévaloir afin de préserver les ressources naturelles. Le maintien du réchauffement climatique sous la barre des 2 degrés doit être une priorité absolue dans nos modes de fonctionnements individuel tout comme dans toutes les décisions publiques quel que soit le niveau.