« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Cette phrase, attribuée à Benjamin Franklin pourrait s’appliquer en matière de lutte contre le Coronavirus. Iparralde est sous le coup de l’état d’urgence sanitaire avec application du deuxième confinement.

Les décisions du préfet et du gouvernement, pleines d’incohérences sonnent plus comme une cacophonie improvisée que comme un plan d’action concerté avec les acteurs locaux pour lutter efficacement contre le virus. Pas de loisirs, pas de sport, pas de bars et restaurants. Allez travailler, produire et consommez dans les grandes surfaces et les fast-food. Voilà le message que nous fait passer Emmanuel Macron.

Le nouveau monde ressemble de plus en plus à celui que nous avons toujours combattu. Les bars et les restaurants ferment et ce sont encore les « premiers de corvée » qui trinquent. La lutte des classes est plus que jamais d’actualité. Le COVID est moins actif dans les centres commerciaux qu’au comptoir d’un café de village, parfois unique lieu de lien social dans nos communes.

Pendant ce temps sur les bancs de l’Assemblée Nationale, les députés examinent le budget 2021. En pleine pandémie, situation sanitaire appelée à durer encore de longs mois, le Gouvernement décide de baisser de près de 4 milliards le budget de l’hôpital public !

Les dirigeants politiques français devront rendre des comptes sur la gestion de la crise et leurs choix. Atteintes aux libertés individuelles, fichage massif, répression à tout va sont devenus monnaie courante. Le discours nationaliste et le vocabulaire de guerre font maintenant partie du quotidien. Pendant ce temps, la planète brûle, les droits sociaux sont bafoués et les gens ont de plus en plus de mal à boucler leur fin de mois.

Article paru dans Mediabask