Au motif qu’il n’a pas scrupuleusement respecté le protocole lié au FIJAIT (Fichier judiciaire national des auteurs d’infractions terroristes) la police française a aujourd’hui procédé à l’arrestation de Peio Alcantarilla, natif d’Irun mais installé depuis longtemps à Urrugne alors qu’il rentrait du travail, sur le pont Santiago.

Peio se rend tous les jours en Hegoalde pour travailler et n’a jamais eu jusqu’alors de problème. Ce jour, il a été arrêté et emmené au commissariat d’Hendaye en attente de la décision du tribunal de Paris.

Le FIJAIT a été mis en place en France le 1er juillet 2016 dans le contexte des attentats djihadistes. Il a vocation à surveiller et ficher les condamné.es pour terrorisme.

Même s’il a été mis en place dans la lutte contre Daesh, il s’applique depuis aux militant.es politiques basques. En conséquence de quoi aujourd’hui une centaine de prisonnier.es et ancien.nes prisonnier.es politiques subissent ce fichage.

Il faut souligner que déjà en temps normal le fait de se retrouver sur ce fichier est très contraignant. Mais en cette période de crise sanitaire, de confinement et de restriction des mobilités, avec l’augmentation des contrôles policiers, le risque d’arrestation est d’autant plus élevé.

C’est pourquoi,

  • EHBAI et EHBILDU dénoncent fermement l’arrestation de Peio Alcantarilla ainsi que les mesures liberticides appliquées ces derniers mois aux ancien.nes prisonnier.es politiques.
  • nous estimons que l’application de ces mesures est contraire à la construction d’une paix durable à laquelle aspire le peuple basque
  • EHBAI et EHBILDU demandent à l’état français et espagnol de prendre en compte ce contexte de paix en Pays Basque et d’annuler l’application de ces mesures d’exception.