Le président Macron l’a annoncé hier soir, nous rentrons à nouveau dans une phase de confinement jusqu’au moins début décembre. En d’autres termes il impose un état d’exception pour rogner sur nos libertés collectives et individuelles, maintenir un système faisant la part belle aux puissants et écrasant les petits et aucune mesure concrète ayant pour but d’améliorer notre système de santé.

Cette décision constitue un terrible désaveu pour le gouvernement qui répétait il y a quelques jours encore qu’un nouveau confinement n’était pas envisagé, que nous devions apprendre à vivre avec le virus. EHBAI prend acte des mesures annoncées hier soir.

Face à un constat d’échec de ses propres choix politiques, le chef de l’Etat français nous impose à nouveau un confinement. Mais un confinement « adapté » où nous n’aurons le droit de sortir que pour travailler. Le sentiment qui prédomine est que les leçons du printemps ne sont pas retenues. Et au final, le gouvernement se laisse dicter les mesures à prendre par le grand patronat. Ces prochaines semaines chacun.e d’entre nous sera limité à son rôle de travailleuse et travailleur. Fini les loisirs, terminé la convivialité… Oui à la vie économique, non à la vie sociale…

L’accompagnement social de ce nouveau confinement n’a pas été abordé par Emmanuel Macron. Les petites et moyennes entreprises, les commerçants, les artisans n’ont aucune visibilité. Le libraire ferme mais Carrefour continuera à vendre des livres. Le restaurateur du coin baisse le rideau mais McDo continue ses ventes en Drive. Les commerces locaux ferment mais les ventes en ligne continuent. EHBAI défend toujours les petits commerces locaux, créateurs d’emploi locaux. Si le président français a reconnu que les populations les plus précaires sont les premières victimes de cette crise sanitaire, nous attendons encore les premières mesures sociales pour y remédier ou tout du moins tenter d’atténuer ces effets pervers et catastrophiques.

Aujourd’hui nous souhaitons adresser notre soutien plein et entier aux médecins, aux infirmières, aux aides-soignants, au personnel d’entretien de l’hôpital public, des établissements privés et des maisons de retraites et tou.tes celles et ceux qui interviennent à domicile. Pendant 56 jours de confinement au printemps, beaucoup de citoyen.nes les ont applaudis à leurs fenêtres chaque soir. Les applaudissements peuvent être un réconfort mais ce qui sauvera des vies et améliorera les conditions de travail et de soins ce sont des moyens supplémentaires pour la santé.

Le gouvernement a des choix clairs et ambitieux à faire dès à présent pour doter des moyens nécessaires le secteur social, l’éducation, la santé et le tissu économique local afin de retrouver de la justice sociale et refuser que les plus vulnérables soient des victimes directes ou indirectes de la COVID. La mobilisation populaire sera plus nécessaire que jamais pour défendre nos droits sociaux.