Vendredi dernier, le Parlement Européen votait la Politique Agricole Commune, la #PAC, pour les 7 prochaines années

Cette réforme de la PAC était l’occasion de changer de cap en matière de politique agricole au niveau européen. Finalement, une occasion manquée. Rien ne change -ou si peu- on va dans le mur et on accélère…

En matière d’agriculture et d’alimentation, les textes présentés auraient dû consacrer les petites exploitations, enclencher la transition, protéger les agricultrices et agriculteurs en améliorant leurs conditions de vie.
La réforme comporte des points positifs qui peuvent être soulignés : les directives en matière sociale ont été validées, la conformité avec l’accord de Paris sur le climat ou encore le fait de consacrer le droit à l’alimentation et la régulation des marchés.
Mais globalement toutes ces mesures ne vont pas assez loin, les règlements qui s’y rapportent ne sont pas assez contraignants et le niveau d’ambition est largement insuffisant.

Trois exemples de propositions qui ont été rejetées et qui pourtant auraient permis d’orienter favorablement cette réforme :
1- Plafonner les aides de manière à mieux répartir les montants et ne pas favoriser les immenses exploitations
2- Réformer les aides à la surface qui là encore favorisent l’agrandissement des exploitations plutôt que les nouvelles installations à taille humaine
3- Fixer un objectif précis et atteignable en matière de réduction de gaz à effet de serre d’origine agricole

Plus généralement des occasions ont été manquées pour valider des amendements en matière de bien-être animal, d’agroécologie, de justice sociale… Ces textes ne permettront pas de contribuer au maintien du réchauffement climatique en dessous des 1,5 degrés, ils ne limiteront pas l’utilisation des pesticides et ne favoriseront pas vraiment l’agriculture biologique et respectueuse de la biodoversité.

Nous défendons une PAC plus juste, plus solidaire, plus écologiste. Aujourd’hui les lobbying de l’agro-alimentaire ont encore dicté la feuille de route à l’Europe contre les petits paysans. Mais la mobilisation doit se poursuivre. En effet les négociations se poursuivent à l’Europe. Et la déclinaison française est encore à adopter. Soutenons nos paysan.nes, pour une alimentation de qualité, une agriculture durable qui respecte les consommateurs.trices tout comme les agriculteurs.trices.