Demain, 17 septembre aura lieu une journée de mobilisation contre les mesures que le gouvernement français souhaite imposer.

La crise sanitaire et ses lendemains ont accentué les inégalités sociales que nous connaissons depuis déjà trop longtemps. Les gouvernements successifs qui ont mené des politiques d’austérité mettant particulièrement à mal le système public de santé ont une responsabilité dans la crise sanitaire actuelle. En priorisant les intérêts des actionnaires des grandes entreprises, les dirigeants français ont une responsabilité majeure dans la crise actuelle.

Pendant le confinement, le gouvernement a pris des mesures pour gérer la crise. Pour autant, il est profondément inacceptable qu’il en profite pour mettre un coup supplémentaire aux droits sociaux ou au code du travail. Nouvel assouplissement des 35 heures, imposition de congés payés par l’employeur durant le confinement et interdiction de poser des congés cet été à la reprise, allongement de la durée minimale de travail hebdomadaire, facilitation du travail de nuit et le dimanche… Autant de mesures qui feront payer aux travailleurs-travailleuses les mesures sanitaires prises aujourd’hui. Il faudra être très vigilant-e à ce que ces mesures d’exception ne s’installent pas dans la durée, sous prétexte de résorber les conséquences économiques de cette crise. Si des efforts doivent être faits pour améliorer la situation, qu’ils soient portés par les plus riches et les plus aisés. Ce ne sont pas les travailleurs-travailleuses et celles et ceux pour qui la fin du mois arrive de plus en plus tôt qui doivent payer les conséquences.

À ce jour, le panorama est assez sombre. Dans l’État français, 750.000 emplois ont été supprimés, les personnes occupant ces postes se retrouvent pour la plupart au chômage. De plus, les conditions de travail se sont encore dégradées en imposant des heures supplémentaires, en baissant encore les salaires et plus généralement en en imposant la peur aux salariés et les soumettant à un chantage permanent. En parallèle, le gouvernement s’entête dans ses réformes socialement rétrogrades (système de retraite, sécurité sociale, assurance chômage…). Toujours au service d’une minorité, toujours les mêmes qui trinquent !

Le gros de la crise sanitaire passé c’est une phase de lutte qui doit reprendre afin d’imposer d’autres orientations répondant aux urgences sociales et écologistes. Il est plus urgent que jamais de changer de modèle et de dépasser les logiques du système capitaliste. La crise actuelle montre que bon nombre d’alternatives que nous connaissons ici sont les fondements d’une société plus juste, plus autonome, plus respectueuse de l’environnement et moins sujette aux caprices du grand capital. La consommation en circuits-courts, la relocalisation de l’économie, la défense du service public de santé, d’éducation, des services sociaux sont autant de piliers nécessaires pour traverser la crise engendrée par le Coronavirus, mais également pour construire un monde plus soutenable, plus souhaitable et finalement plus durable.

Les raisons de la colère sont nombreuses, c’est pourquoi nous appelons à participer à la manifestation qui se tiendra demain dans les rues de Baiona à l’initiative des différent syndicats. Il est clair que nous refusons de payer leur crise.