Ce jeudi matin, le Conseil des Ministres étudie la proposition de loi publiée mardi dernier et qui envisage l’autorisation de néonicotinoïdes pour les cultures de betterave.

Ces substances chimiques sont interdites depuis 2018. A présent, le gouvernement prévoit d’octroyer des dérogations jusqu’en 2023 et ce pour l’ensemble des filières. La nouvelle a provoqué une levée de bouclier dans le secteur associatif écologiste mais également de la part de certains experts en santé. Ignorant l’inquiétude légitime, le gouvernement préfère céder aux lobbystes de l’agro-industrie. La santé humaine et l’environnement ne sont pas la priorité de nos décideurs politiques français.

Pourtant des alternatives existent. Ces dernières semaines, des maraîchers parmi lesquels des betteraviers, ont témoigné contre l’utilisation de ces substances dangereuses en démontrant que des parcelles gérées en agriculture biologique n’ont pas eu à subir les grosses pertes dues aux pucerons en question.

L’heure est aujourd’hui au développement d’un modèle agricole soutenable et durable, respectueux de l’environnement, des agriculteurs et des consommateurs. Les produits phytosanitaires dangereux doivent être bannis et les moyens d’accompagnement des agriculteurs sont à mobiliser de toute urgence en faveur d’une agriculture paysanne. Ces néonicotinoïdes tueurs d’abeilles et ennemis de la biodiversité doivent rester interdits.

Il en va de la santé de tou-te-s !