Hier, la cour d’appel de Paris a pris la décision de libérer Josu Urrutikoetxea sous surveillance électronique. Ce matin, Josu Urrutikoetxea a donc quitté le centre pénitentiaire de La Santé. EHBILDU et EH Bai souhaitons adresser notre soutien chaleureux à Josu, sa famille et ses amis.

Lorsqu’un militant politique, injustement incarcéré, est extrait des murs des prisons, nous avons toutes les raisons de nous réjouir. Pour autant notre satisfaction ne nous fera pas oublier l’attitude inacceptable des états français et espagnol lors de l’arrestation et tout au long de l’incarcération de Josu. Ce dernier est victime du schéma de vengeance politique dans laquelle sont engluées la France et l’Espagne. Après avoir été arrêté, emprisonné et libéré au sein des procédures françaises, il avait été emprisonné sous le pretexte de procédures espagnoles, malgré son état de santé nécessitant une intervention et une attention particulières.

Accepter une liberté conditionnelle à Josu Urrutikoetxea n’efface pas non plus le manque de volonté du Gouvernement de Macron pour apporter une réponse acceptable et durable à la situation des prisonniers politiques basques. Il n’y a qu’à rappeler l’actualité des dernières semaines : maintien en prison des prisonniers basques qui auraient pu être libérés durant la crise sanitaire du Covid 19 , l’appel interjeté de la mise en liberté conditionnelle de Jakes Esnal, incarcération de Mikel Barrios, et vendredi dernier, à nouveau, l’appel du Parquet National Antiterroriste à la libération conditionnelle du prisonnier politique basque Xistor Haranburu.

On nous refuse, dans le cadre d’une solution politique, la construction d’une nouvelle étape pourtant exigée par le Pays Basque. La France applique aujourd’hui, de fait, la peine de mort aux prisonniers politiques basques, c’est profondément révoltant. Jon, Jakes, Xistor et tous les autres doivent pouvoir recouvrer leur liberté et rentrer au pays ! A fortiori dans une phase de construction d’un processus de paix juste et durable souhaité par la société basque, des militants politiques ne peuvent continuer à passer leurs jours, leurs nuits, de longs mois, des années et même des décennies derrière les barreaux !

Les prisonniers politiques basques doivent être libérés ! Les exilées et déportées politiques basques doivent pouvoir vivre libres chez eux. C’est pourquoi nous appelons à participer à toutes les initiatives qui favorisent le retour au Pays Basque. C’est pour cela que nous appelons à participer aux rassemblements organisés par Etxerat le 2 aout prochain sur les plages. Ce vendredi sera également le dernier vendredi du mois. Nous appelons globalement à participer à toutes les initiatives en faveur d’une résolution intégrale et durable du conflit politique basque. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la grande mobilisation du 19 septembre prochain sous le slogan « Incarcérés jusqu’à la mort ? 30 ans ça suffit !! »

Preso eta iheslari guziak etxerat !