Avant toute chose nous souhaitons remercier les organisateurs qui malgré les conditions sanitaires ont réussi à s’adapter afin de maintenir cette année ce rendez-vous festif et revendicatif.
Le contexte de cette « Marche des Fiertés » est particulier mais cela permet de marquer les 20 ans de cette manifestation sur Biarritz. 20 ans de luttes, 20 ans de revendications et même si les droits avancent, beaucoup de chemin reste à parcourir, c’est peu de le dire.
La crise sanitaire et la période de confinement n’a pas été une période facile à vivre. Mais elle a pu être particulièrement difficile pour les personnes LGBTQI+ qui sont parfois isolées, qui n’ont pas toujours accès aux soins de manière facile.

Le contexte de la crise économique et sociale qui se profile ne nous laisse qu’une seule alternative : construire les mobilisations, unifier les opprimés contre ce modèle de société. Nous voulons une société où chacunE puisse vivre sa sexualité et son identité comme il-elle le souhaite, dans l’égalité la plus totale. Cela implique de casser des schémas qui dictent les rapports sociaux actuellement à savoir une minorité qui domine le monde parce qu’elle possède les richesses et le pouvoir, et divise les exploités.
Les politiques d’austérité menées depuis de nombreuses années risquent encore de s’accentuer. Les associations de soutien aux LGBTQI ne doivent pas faire les frais des coupes budgétaires du domaine de la santé, du social ou encore des subventions aux associations.
EHBAI défend la construction d’un Pays Basque souverain. Un Pays Basque où les habitantes et habitants vivent dans le respect de chacun, libres de leurs choix. Un Pays Basque qui construit une société inclusive, ouverte.
Pour l’égalité réelle, la lutte continue !

Les incertitudes sur le vote de la loi de bioéthique, finalement programmé pour juillet, n’aident pas à aborder sereinement ce sujet. On sent déjà poindre les nouvelles mobilisations de la Manif pour Tous. Le discours réactionnaire, décomplexé et assumé notamment pas des responsables politiques de droite qui consiste à refuser l’accès aux mêmes droits pour toutes et tous doit être combattu idéologiquement.

Les violences sont multiples et le taux de suicide des jeunes LGBTQI reste quatre fois supérieur à celui des jeunes hétéros. Il faut combattre dès l’école les stéréotypes de genre, en mettant en avant l’aspect social de la construction du genre, en promouvant une éducation aux sexualités ni sexiste ni homophobe, en ménageant des espaces pour que les LGBTI puissent parler des violences qu’elles et ils subissent…

Nous avons aujourd’hui des outils. Le mouvement associatif porté ultra majoritairement par des bénévoles est très important en Iparralde. Il doit être soutenu et encouragé. Les pouvoirs publics, mairie et Communauté Pays Basque ont aussi des leviers à activer pour avancer dans cette voie.