EHBAI trouve particulièrement inacceptable la décision des juges concernant le cas de Mikel Barrios. Cinq ans de prison et 10 ans d’interdiction. En conséquence, il devra retourner en prison dès lundi.

Comment interpréter une telle décision ? Alors que le consensus large en faveur du processus de paix est plus partagé que jamais, la décision d’hier est incompréhensible. Les juges, en suivant les recommandations du procureur anti terroriste, montrent leur volonté d’ancrer le Pays Basque dans une vision du passé et dans une logique de revanche.

A nouveau nous nous adressons au président Macron et réitérons notre demande de libération des prisonniers politiques et le retour des exilés. Il est temps de vider les prisons, pas de les remplir.

La mauvais nouvelle d’hier nous amène à la décision à prendre demain par la cour d’appel. Demain aura lieu le procès de la deuxième demande de libération conditionnelle de Jakes Esnal qui a entamé sa 31ème année d’incarcération en avril dernier. Si la cour d’appel de Paris suit les recommandations du procureur elle condamnera Jakes à mort.

Il nous paraît complétement incompréhensible que l’État francais s’entête dans cette posture sans prendre en compte la demande de l’ensemble de la société du Pays Basque. Avec une justice basée sur la revanche, quel est le message qu’ils souhaitent adresser au Pays Basque ?

Aujourd’hui nous répétons encore que plus que jamais qu’il est temps de faire des pas en faveur d’une paix durable. Pour cela la mobilisation doit encore se renforcer. Dans ce sens nous appelons à participer à la chaîne humaine organisée par les Artisans de la Paix ce samedi à Saint-Jean-de-Luz.