Nous l’avons appris hier, le juge d’instruction parisien a fermé le dossier du procès lié au bar associatif Kalaka. Avant toute chose, EHBAI redit son soutien plein et entier aux personnes qui ont été victime de la répression de l’état français sur ce dossier.

Suite à une opération policière du 24 septembre 2007, 15 personnes avaient été arrêtées. Cette opération disproportionnée organisée par l’état français avait engendré une incompréhension et un sentiment de colère dans la population. La couverture médiatique de l’époque avait même rendu insupportable cette séquence.

L’excuse évoquée à l’époque pour tenter de justifier cette opération policière semblait être une action menée à l’encontre de l’établissement du chef Ducasse. Clairement le pôle anti-terroriste français agissait-là sous les ordres du juge Garzon. Cette vague d’interpellations avait été le prélude de multiples arrestations les trois années suivantes allant parfois même jusqu’au placement en détention : opération à l’encontre des bars associatifs Kanttu, Xilko et Tana, arrestations liées à Batasuna, arrestations et convocations de nombreux jeunes, recueil massif d’empreintes ADN…

Hier, au bout de 12 ans de procédure, la confirmation de ce que dénonçaient des centaines et des centaines de citoyen-ne-s est enfin arrivée. Mais il ne faut surtout pas oublier les dommages et conséquences directs : des dizaines de citoyen-ne-s qui ont subi une forte répression pendant 12 ans, des conditions de vie inacceptables.

Nous disons encore une fois que le France doit reconnaitre ses responsabilités dans le conflit politique qu’a connu le Pays Basque durant de nombreuses années (GAL, BVE, montages policiers, Popo, Anza…). Nous estimons que la France doit reconnaitre les torts qui incombent au pôle anti-terroriste qu’il avait mis en place.

Aujourd’hui le temps de la résolution intégrale du conflit est là. Afin de ne pas faire bégayer l’histoire, nous nous joignons à l’appel à manifestation lancé par Bake Bidea et les Artisans de la Paix pour le 11 janvier prochain à Baiona et Bilbo. Nous aussi nous serons dans les rues pour dire à Macron que les paroles doivent maintenant laisser place aux actes.

Acceptation du MAE contre David Pla
En dernier lieu, et pas pour autant moins important, nous dénonçons l’acceptation du Mandat d’Arrêt Européen à l’encontre de David Pla. Nous sommes contraints de répéter ce que nous avons dit il y a quelques semaines, à savoir que cette procédure de MAE n’est pas acceptable. Au lieu d’adopter une attitude favorable à la paix et au vivre ensemble, l’état français et l’état espagnol s’entêtent à maintenir une situation de confrontation. Avec cette attitude, les états s’éloignent encore plus des aspirations du peuple basque à vivre en paix.