Avant tout nous souhaitons applaudir les résultats obtenus par EHBILDU dimanche dernier. Malgré l’augmentation de l’abstention, EHBILDU a obtenu 17000 voix supplémentaires. C’est la seule force politique qui augmente son nombre de voix en Pays Basque Sud, la seule force politique ayant obtenu une représentation sur les 4 provinces.

Les résultats de dimanche dernier montrent qu’il existe une solution démocratique à la crise dans l’état espagnol. Nous sommes inquiets des positions rétrogrades et centralisatrices défendues par Sanchez tout au long de la campagne et en ne faisant jamais mention de la plurinationalité. Ces élections remettent encore une fois en cause la légitimité, la crédibilité et la capacité à gouverner de Sanchez.

Ces élections n’amènent rien de neuf au niveau de l’état espagnol. Elles n’ont servi qu’à faire augmenter le vote d’extrême droite. Le pays est toujours plongé dans une situation incertaine et instable et cela perdurera tant qu’il n’aura pas apporté une réponse positive aux demandes territoriales. Sanchez devrait s’engager à solutionner les problèmes de manière démocratique, par le dialogue et en abandonnant la voie répressive.

A présent, Sanchez a seulement deux options qui s’offrent à lui : s’allier avec la droite ou prendre en compte les revendications des partis de la gauche progressiste et des souverainistes. Soit poursuivre avec les thèses du passé et aller vers un état qui ressemble à la Turquie avec des illégalisations, des interdictions et des mesures d’austérité sociale soit mettre en place un agenda démocratique qui laisse place à l’autodétermination, la libération des prisonnierEs et qui défende des mesures sociales progressistes.

Avec 2 millions de suffrages, la voix des souverainiste sera forte et pourra se faire entendre à Madrid. 29 députés ayant signé la déclaration de Llotja de Mar siègeront et porteront la voix de l’autodétermination.
Un grand bravo à toutes celles et tous ceux qui ont fait le pari de la solution démocratique. D’élections en élections, la crédibilité et la légitimité du souverainisme sortent renforcées. L’avenir des nations sans état passe par le travail en commun. Nous avons toutes les raisons de continuer à revendiquer le droit à l’autodétermination ainsi que le droit des peuples à décider de leur propre avenir.