Entre le 20 et le 27 septembre prochain aura lieu une semaine internationale de mobilisation en faveur du climat. L’occasion de sensibiliser et interpeller une fois de plus sur cette bataille contre le dérèglement climatique.

Les rapports scientifiques se multiplient, à chaque fois une nouvelle alarme est tirée rappelant l’urgence à agir vite. Les effets du réchauffement climatiques sont déjà là. Il n’est plus question de savoir comment éviter ce phénomène mais plutôt de prendre des mesures rapides afin de le contenir. En effet, il faut impérativement contenir le réchauffement de la surface moyenne du globe en dessous des 2 degrés faute de quoi le système s’emballera encore plus et la situation nous échappera complètement. Accentuations des phénomènes climatiques, fréquence plus forte des catastrophes naturelles, fonte accélérée des glaces, dérèglement des courants marins et disparition effrénée d’espèces composant notre vaste biodiversité… la liste pourrait même être allongée ici. Car effectivement, s’il y a quelques années les effets de ces phénomènes paraissaient lointains aujourd’hui nous en sommes directement témoins. Lorsque les scientifiques alertaient sur le trou de la couche d’ozone ou la fonte des glaces, nous voyions cela comme un processus imperceptible et éloigné. Lorsqu’on nous disait que le moment du basculement viendrait dans les années 2030/2050 cela pouvait paraitre tellement lointain que la prise de conscience avait du mal à se faire. Aujourd’hui, les conséquences sont déjà présentes chez nous. Les phénomènes météorologiques qui prennent une ampleur démesurée ne sont malheureusement que les prémices de ce qui nous attend si nous n’inversons pas rapidement nos façons d’agir au quotidien.

Si la situation est alarmante elle n’est pas pour autant désespérée. Des solutions existent et il ne faut pas attendre que le voisin s’y mette. On ne peut pas fermer les yeux sur nos propres activités et montrer du doigt les multinationales ou les pays en leur faisant porter toute la responsabilité. Ils ont un rôle majeur à jouer mais nous citoyen-ne-s avons des leviers pour inverser la courbe. En agissant sur notre quotidien et en modifiant nos modes de consommation, nous avons le pouvoir de changer les choses. Les rapports des experts internationaux l’ont démontré, le niveau local est pertinent pour prendre des mesures concrètes et efficaces.

En mars prochain, nous serons amenés à renouveler les Conseils Municipaux et choisir les futurs élu-e-s de la Communauté Pays Basque pour les six prochaines années. Il parait évident que chaque liste, devra proposer des actions concrètes afin d’avancer de manière significative dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au moment de glisser un bulletin de vote dans l’urne, chaque électrice et chaque électeur devra s’interroger sur la portée de son choix. Les élu-e-s mis en place dans 5 mois seront en poste jusqu’en 2026. Autant dire que c’est le dernier mandat municipal où le virage doit être négocié.

En tant que membres et sympathisant.e.s d’EHBAI, nous souhaitons incarner cette force progressiste qui fera avancer les propositions en faveur de la transition énergétique, de moyens de transports plus vertueux, de la réduction des déchets et de relocalisation de l’économie. Être écologistes ne veut pas dire vivre une existence basée sur la privation. Cela implique seulement de remettre du sens dans nos choix au quotidien, de requestionner nos pratiques et changer, lorsque cela est nécessaire, nos habitudes. Pour des élu.e.s municipaux et intercommunaux, cela veut dire prendre des décisions rapides et courageuses.

Le Pays Basque peut être avant-gardiste sur ce thème-là. A plusieurs reprises nous avons su démontrer notre capacité à avancer sur ces sujets et construire des outils localement pour y répondre. Quand les abertzale dénoncent le tourisme de masse, combattent l’artificialisation des terres, prônent la souveraineté du Pays Basque (sur le plan alimentaire, énergétique et politique), mettent en place des coopératives locales et autres alternatives, ils/elles sont déjà dans la réponse à la crise climatique.

Nous serons à nouveau dans la rue au côté des mouvements citoyens le 21 septembre prochain et globalement nous participerons à toutes les mobilisations en faveur du climat. Nous souhaitons également lancer un double appel. Que chaque habitant-e de ce territoire qui souhaite accélérer dans la lutte contre le réchauffement climatique nous rejoigne. Nous participons ou impulsons des initiatives municipales dans la majeure partie des communes d’Iparralde, pas forcément sous l’étiquette EHBAI car ouvertes également aux sympathisants et plus généralement à toute personne qui veut faire du prochain mandat un rendez-vous pour le progrès social et écologique. Nous appelons donc tous les habitant.e.s à participer à ces démarches. De la même manière, nous lançons un appel à tou.te.s les autres candidat.e.s aux municipales pour qu’ils/elles prennent la mesure de la responsabilité qui sera la notre pour ce prochain mandat.

Balayons le fatalisme et construisons ensemble les alternatives dont notre territoire et notre planète a besoin.

 

SIGNATAIRES : Peio Etcheverry Ainchart, Paxkal Lafitte, Alain Duclercq Filipe Aramendi, Eneko Aldana, Leire Larrasa, Itziar Varela, Iker Elizalde, Françoise Gallois, Mikel Goyheneche, Alain Iriart, Daniel Olcomendy, Jean Michel Anchordoquy, Panpi Dirassar, Nathalie Aicaguerre, Claire Legardinier, Santiago Capendeguy, Mailux Petrissans, Jean Claude Iriart, Antton Seychal et Martine Etxezaharreta et Yvette Debarbieux.

 

Opinion d’article paru dans Mediabask