Le mercredi 26 juin, ‘Association des Maires et Présidents de Communautés des Pyrénées-Atlantiques organise une formation dédiée à l’école en présence d’Olivier DUGRIP, Recteur de la région académique Nouvelle-Aquitaine.

A cette occasion, nous tenons à souligner, qu’avec la politique du Ministère Blanquer:

L’école pour tous est en danger

Différentes mesures mettent à mal l’égalité entre élèves des différents territoires et des différentes origines sociales.
– l’objectif affiché par le gouvernement Macron de 50 000 emplois de fonctionnaires d’État à supprimer sur cinq ans, laisse en évidence les véritables objectifs des réformes. Il présage d’une précarisation grandissante dans le corps enseignant et d’une détérioration des conditions d’enseignement, et donc de la qualité du service public d’éducation.
– la proposition de regrouper les écoles et collèges (retoquée pour le moment par le Sénat) suivant une logique libérale de concentration, accélérera la désertification des services publics particulièrement dans les zones rurales. Il faut pour cela, stopper immédiatement les fermetures de postes et favoriser le maintien des petites écoles dans les zones rurales, selon une répartition des moyens qui prennent en compte le temps de trajet entre domicile et école (et non uniquement les effectifs)
– la réforme des lycées vient appauvrir les enseignements et les options. Elle met en place un accès sélectif, scolairement et donc socialement, à l’enseignement supérieur, selon une vision tout à fait libérale de la société : concurrence entre élèves, mais aussi concurrence entre établissements pour être « attractifs ».
– la loi Blanquer c’est aussi la surenchère nationaliste avec la présence dans toutes les salles de classe du drapeau tricolore, de la carte de France et des paroles de la Marseillaise.

La langue basque à l’école en danger

Le modèle immersif est jugé anticonstitutionnel. par Mme Gourault, les écoles immersives sont vilipendées par M. Blanquer. Le développement des ikastola est confronté à nombre d’obstacles. La langue basque est mise en péril.

Poutant, à l’heure où la transmission familiale n’est plus assurée, si nous voulons construire un Pays Basque bascophone et polyglotte, c’est l’école qui doit garantir la formation des locuteurs bascophones.

Cela exige que l’Education nationale mettent en oeuvre les mesures nécessaires:
• financement des postes d’enseignants rendus nécessaires par l’augmentation des effectifs des ikastola
• dans les filières bilingues , généralisation du modèle immersif en maternelle et véritable parité horaire dans le second degré.
• au lycée, une filière bilingue à part entière avec des dotations spécifiques, à l’instar des sections internationales
• possibilité de composer les épreuves du brevet et du bac en langue basque

Les bascophones ne sommes pas « constitutionnels » en France. C’est pourquoi, nous pensons que les lieux de décisions concernant la place de la langue basque à l’école, doivent être constitués à l’échelle du Pays Basque, dans le cadre de la politique linguistique. Contre la vision uniformisatrice et jacobine de l’Etat français, pour un Pays Basque bascophone, composé de polyglottes.

Les décisions politiques à l’encontre de la langue basque et le service public de l’enseignement entraîne au Pays Basque une double discrimination: linguistique et territoriale.

L’école de la confiance doit être
– l’école de proximité, même en milieu rural.
– L’école pour tous,
– L’école qui forme les locuteurs bascophones de demain