LA DÉMISSION DE NICOLAS HULOT

Euskal Herria Bai tient à réagir à l’annonce de la démission de Nicolas Hulot du gouvernement.
Certes, il n’était un secret pour personne que sa présence faisait office de faire-valoir écologiste à contre-courant d’une orientation politique par ailleurs aux antipodes des besoins en la matière. Mais le risque pour Emmanuel Macron était élevé que « l’effet de blast » d’un éventuel départ de Hulot serait plus puissant encore que celui de l’annonce initiale de son entrée au gouvernement, et c’est ce qui s’apprête à se produire.

Pour Euskal Herria Bai, au-delà des péripéties classiques de la vie d’un gouvernement, au-delà même du camouflet que cela représente pour une majorité présidentielle dont l’action depuis un an ne méritait que cela, c’est bel et bien la signification fondamentale que revêt cet événement au plan écologique qui est à souligner. À l’heure où les voix sont quasi unanimes pour déplorer le sacrifice de l’enjeu environnemental dans les politiques publiques, à toutes les échelles de celles-ci, la présidence Macron n’a fait jusqu’ici que confirmer la fuite en avant vers un désastre climatique.

En tant qu’acteur très local dans cet enjeu global, Euskal Herria Bai ne peut que déplorer les nombreuses déclinaisons de cette démission écologique au Pays Basque : détricotage de la loi Littoral, faiblesse des politiques de rénovation énergétique des bâtiments publics et du logement, insuffisances patentes dans les transports collectifs notamment ferroviaires – surtout hors du BAB et en particulier vers le Pays Basque intérieur –, élargissement de l’autoroute A63, etc. Et que penser de projets spécifiques tels que celui de la Rhune ou celui, dont l’abandon définitif auarit été récemment démenti, des mines d’or autour de Cambo ?
Dans tous ces domaines, la responsabilité du gouvernement, des parlementaires basques qui le soutiennent, mais également des élus locaux au Parlement de Navarre comme au sein de la Communauté d’agglomération récemment créée, est engagée.

Euskal Herria Bai considère que l’annonce de la démission de Nicolas Hulot doit être interprétée comme un nouveau signal d’alarme au regard de l’urgence climatique et environnementale, et appelle la population du Pays Basque à peser sur ses élus tout en adaptant son propre mode de vie de manière plus vertueuse.

Cet article est également disponible en : Basque

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