Mai 68 : une journée de débats et réflexions le samedi 26 mai à Bayonne

 

Il y a depuis longtemps un enjeu idéologique et politique autour de Mai 68, sa signification et ses conséquences, enjeu qui ne manquera pas de s’exacerber en ce printemps 2018 à l’occasion de son cinquantième anniversaire.

Depuis une trentaine d’année nombres de livres, de prises de parole de figures de l’événement, amplement relayées par les principaux médias ont donné une vision tronquée, réductrice et politiquement déformée de ce mouvement social d’ampleur exceptionnelle. 

La droite en a fait un épouvantail, matrice de tous les maux qui saperaient l’ordre, les valeurs traditionnelles ou la famille. La gauche sociale-libérale, sans doute pour mieux masquer ses renoncements, n’est pas en reste pour l’accuser d’être à l’origine de l’individualisme forcené ou responsable du capitalisme débridé de ce 21ème siècle.

Rappeler toutes les facettes de cet événement, son contexte, en quoi il a marqué les luttes des décennies suivantes et quel peut être son actualité aujourd’hui pour un projet d’émancipation au 21ème siècle, autant de bonnes raisons pour organiser une journée de débats et réflexions le samedi 26 mai à Bayonne à l’Hotel de Bayonne, près de Lauga.

Programme

 Matin (9.30-12.30)

  • Conférence/débat : « Mai 68 : quelles causes et quel développement du mouvement social ? Quelles forces en présence ? quelles prolongations et autour de quels enjeux ? », par  Jean-Claude Gillet, responsable politique à Paris à cette période, professeur honoraire des universités, toujours militant.
  • Mai 68 au Pays basque nord : table ronde avec des acteurs-trice.s de l’époque.

Midi : pique nique partagé (tiré du sac)

Après-midi (14-17.30)

  • Conférence-débat : « Quel projet d’émancipation au 21è siècle ? » par Christophe Aguiton, militant syndical et associatif (Sud, AC !, Attac…), auteur du livre « La gauche du 21è siècle, enquête sur une refondation »
  • Table ronde avec des acteur-trice.s et analystes d’expériences sociales novatrices :
    Partout en Europe et dans le monde, dans l’État français et au Pays basque, des collectifs se créent et s’organisent en réseaux, non plus pour œuvrer à  une société  égalitaire et solidaire dans le futur mais pour la construire ici et maintenant. Il s’agit de vivre autrement en remettant en cause le mode de production et de consommation capitalistes, le travail dominé et la propriété privée, les distinctions de genre et toutes les relations de subordination… 

Cet article est également disponible en : Basque

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