Refus de la demande de libération conditionnelle de Ion Parot

La cour d’appel de Paris a rendu sa décision concernant la demande de liberté conditionnelle de Ion Kepa Parot. La demande de Ion a été à nouveau refusée, il devra ainsi poursuivre sa peine en prison alors qu’il y a déjà passé 28 ans.

Cette décision est à la fois incompréhensible et honteuse. C’est sa cinquième de- mande de libération conditionnelle et le cinquième refus. Le juge s’est une fois de plus appuyé sur les arguments du procureur pour motiver ce refus.

A l’heure où il semblerait que l’état français soit prêt à faire quelques pas favorables dans ce processus de paix, comment peut-on comprendre ce refus ? Alors que Paris prend des engagements sur le rapprochement des prisonniers politiques, comment peut-on refuser une libération conditionnelle, dispositif faisant partie intégrante de la résolution du con it ? Une large majorité de la société souhaite avancer dans ce processus, le refus formulé aujourd’hui est clairement un pas en arrière.

Il est grand temps de résoudre les sources du con it et de libérer l’ensemble des prisonniers politiques. En décidant de répondre favorablement aux demandes de rapprochement des prisonniers la France montre sa volonté de débloquer cet as- pect important du processus et les premiers effets concrets ne devraient pas tarder. Les nombreuses mobilisations ont porté leurs fruits. C’est par nos mobilisations que nous obtiendrons bientôt les premiers rapprochements, nous sommes sont convain- cus que c’est en restant mobilisés que nous obtiendrons la libération des prisonniers «conditionnables» et plus généralement la libération de tous les prisonniers poli- tiques basques.

Cet article est également disponible en : Basque

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