Mediabask – EPCI : les abertzale veulent en être

Le mouvement EH Bai souhaite voir ses élus siéger au sein de la future Communauté d’agglo Pays Basque. Et présentera un véritable projet de territoire à l’horizon 2020.

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EH Bai a peu communiqué lors des débats sur l’EPCI unique, privilégiant la voix de la plateforme citoyenne Batera. Choix stratégique pour les uns, évitant ainsi de trop marquer du sceau de l’abertzalisme la future institution, déficit d’incarnation politique pour les autres. Toujours est-il qu’en ce mois de décembre, à un mois du lancement officiel de l’agglo, la gauche abertzale choisit de sortir du bois.

Première exigence, à l’heure où les discussions en coulisses vont bon train, peser au sein des trois instances de décision, conseil communautaire, bureau et commission exécutive. Le Copil doit arrêter ce soir la composition de cette dernière.

Concernant le conseil communautaire, les conseils municipaux désignent actuellement leurs futurs conseillers communautaires dans les deux cas de figure suivants : ils en nomment des supplémentaires à Biarritz, Anglet et Bayonne alors que dans 36 autres communes ils doivent en supprimer.

La loi prévoit un vote en conseil municipal pour les déterminer via un scrutin de liste à un tour. EH Bai souhaite que cette désignation soit réalisée en fonction des résultats des élections municipales de 2014. « C’est le critère le plus démocratique selon nous », explique Anita Lopepe.

Ainsi, Pascal Lafitte à Saint-Jean-de-Luz, Philippe Aramendi à Urrugne ou encore Jean-Claude Iriart à Bayonne seraient présents. Raisonnement qui n’a en revanche pas été appliqué à Cambo où Argitxu Hiriart-Urruty a été écartée.

Un projet pour 2020

Autres revendications, une délégation à la transition énergétique comme le souhaitent Bizi ! et Martine Bisauta et une autre à l’euskara pour laquelle EH Bai s’aligne sur les revendications d’‪Euskal Konfederazioa et Euskaltzaindia. La gauche abertzale souhaite également que la future agglo s’engage en faveur des plus fragiles, hébergement d’urgence entre autres exemples.

Enfin, à l’horizon 2020, le mouvement fera connaître son projet politique pour l’agglo. « Contrairement à nous, les autres partis politiques n’ont pas de perception de ce territoire en tant que tel, précise Peio Etcheverry-Ainchiart. Le défi de demain sera d’avoir une véritable institution avec un véritable projet de territoire ».

Pour l’heure, EH Bai ne devrait pas présenter de candidature à la présidence de la future institution.

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