[Mediabask] EH Bai à l’heure de l’EPCI

D’ici peu, le préfet arrêtera les contours du futur EPCI Pays Basque. Les élus auront alors six mois pour lancer l’intercommunalité unique. Pour EH Bai, l’objectif est clair : construire ensemble, quelles que soient les divergences.

guz_EH_Bai_prentsaurrekoa_glain_imiquelestorena04Le discours est connu : certes, l’EPCI unique ne correspond pas au projet institutionnel idéal porté par la gauche abertzale. Cependant, pour EH Bai il s’agit du seul moyen actuel pour permettre la reconnaissance du Pays Basque, souligne la porte-parole du parti, Anita Lopepe. Un constat partagé en Pays Basque Nord, assure-t-elle, pour défendre le projet du territoire au sein de la Nouvelle-Aquitaine et son périmètre XXL. Et qui recquiert aujourd’hui l’engagement de chacun, élus sceptiques compris.

Forts du succès remporté par l’intercommunalité unique, avec  le vote favorable de 111 des 158 communes du Pays Basque et l’aval des trois quarts des conseillers municipaux, EH Bai souhaite continuer à accompagner cette « volonté forte » et sortir du débat « gagnant-perdant », insiste Daniel Olçomendy, maire d’Ostabat, à la veille de l’arrêté du préfet qui fixera officiellement les nouveaux contours.

Car chez les élus, force est de constater l’hétérogénéité des profils : des convaincus de toujours, des néo-convaincus, des sceptiques… mais la démocratie a parlé, les dés sont jetés et il est l’heure de s’attaquer à une construction ambitieuse, appuie Léonie Aguergaray, maire de Musculdy. « Nous nous engagerons dans la maîtrise d’ouvrage comme nous l’avons fait au cours des travaux préparatoires », poursuit-elle, appelant les élus et toutes les forces militantes à les rejoindre sur le débat, pour que les décisions soient prises dans l’intérêt des habitants.

C’est pourquoi l’université d’été d’EH Bai consacrera son après-midi du 9 juillet à la thématique « quel rôle pour cette nouvelle structure sur le chemin de la construction nationale ? ». Et toutes les personne intéressées, militantes ou non, sont conviées à échanger leurs analyses et créer le débat.

« Construire ensemble », résume Jean-Claude Iriart, ce qui implique d’avancer à découvert. Il profite de l’occasion pour rappeler la décision prise par le conseil d’administration du Conseil des élus que ne soient pas permis aux membres du comité de pilotage de déposer un recours… « à l’avenir ». Précision de taille, un premier ayant déjà fait son chemin jusqu’à la place Beauvau.

« Nous n’avons pas pour habitude de nous choquer des recours », explique-t-il, mais la mesure serait apparue nécessaire pour contrer des « décisions politiques » pouvant freiner le travail de préfiguration en cours. Car « le temps est compté », les élus ont désormais six mois pour plancher sur cette nouvelle étape.

Le cas Tarnos

Et l’élu bayonnais de conclure sur le récent débat des lignes desservant la commune de Tarnos au sein de la STACBA. « Nous n’avons jamais entendu aucun élu questionner le bien fondé de ce réseau au cours des ateliers d’Hasparren. Bien que les modalités de gouvernance soient amenées à évoluer, les élus d’EH Bai continueront à plaider pour que ce bassin de vie soit desservi », précise-t-il, argument de la transition énergétique à l’appui.

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